Aéroport Tunis-Carthage : Arrestation d’un trafiquant qui cachait de l’héroïne dans son corps

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Tunisie-Tribune (contrebande d’héroïne) – dans un communiqué rendu public dans la soirée de vendredi à samedi 3 novembre 2018, le ministère de l’Intérieur a fait savoir que la direction de lutte contre la drogue a avorté une opération de contrebande d’héroïne à l’aéroport Tunis-Carthage.

Selon la même source,  le suspect impliqué dans un réseau de trafic de drogues a reconnu avoir dissimulé de l’héroïne dans son corps.

8 capsules de 220 grammes d’héroïne

Il s’agit de 8 capsules de 220 grammes d’héroïne qui ont été détectées grâce à un examen médical. Après consultation du ministère public. L’inculpé a été placé en garde à vue en attendant l’engagement des procédures judiciaires nécessaires à son encontre.

Transport de stupéfiants « in corporedu » : lorsque le corps devient passeur d’héroïne, on parle de «  syndrome de la mule  » (ou encore: « body-packer » ou « bouleteux ») 

Ce cas clinique figure malheureusement en bonne place dans la littérature médicale consacrée au transport de stupéfiants in corporedu. Le nombre important de paquets qui étaient invisibles à la radiographie sont en réalité décelables au scanner.

La cocaïne ou l’héroîne ne sont pas les seuls stupéfiants à être dissimulés in corpore, dans le tube digestif. L’objectif est d’acheminer la drogue des zones de production aux zones de consommation sans être repérée lors des contrôles de police et de douane. La  « mule » (encore appelée body-packer ou « bouleteux ») peut donc véhiculer de l’héroïne, de la marujuana, du haschich, mais également des amphétamines, de la méthamphétamine. Ce moyen de convoyage de drogue est depuis également utilisé pour transporter de l’ectasy, du LSD, de l’opium, de même que des médicaments tels que des benzodiazépines, de l’oxycodone (opioïde dont l’action antalgique est similaire à celle de la morphine), des anesthésiques (notamment de la lidocaïne).

Les auteurs anglo-saxons parlent de body-packing pour désigner la dissimulation de substances illicites dans le tube digestif après ingestion orale de la drogue. Celle-ci est contenue dans des paquets dont l’enveloppe est composée de trois à cinq couches de cellophane ou de latex (habituellement des préservatifs), scellées par de la cire. Les sachets de cocaïne sont aujourd’hui le plus souvent renforcés par une couche superficielle de paraffine ou de fibre de verre.

Le « transporteur » avale les paquets …et à l’arrivés à destination, les « mules » évacuent leur cargaison par l’anus à l’aide de laxatifs ou de lavements.

Les trafiquants utilisent souvent une épaisseur de papier carbone ou d’aluminium pour diminuer le caractère radio-opaque des paquets et donc déjouer leur détection radiologique. Les paquets peuvent également renfermer de la cocaïne dissoute dans une solution hydro-alcoolique, la cocaïne liquide ayant une faible radiodensité.

Le « transporteur » avale généralement 50 à 100 paquets (jusqu’à 200 paquets), de 8 à 10 grammes chacun. Le passeur a recours à divers subterfuges pour maintenir les paquets dans le tube digestif durant le voyage, comme la prise de doses élevées de ralentisseurs du transit intestinal et l’abstention de prise alimentaire. Arrivés à destination, les « mules » évacuent leur cargaison par l’anus à l’aide de laxatifs ou de lavements.

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