Gilet jaune à la main arrachée : Castaner « regrette », une enquête ouverte

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Tunisie-Tribune ( Gilet jaune ) –  Il n’y a pas que les LBD. Les grenades GLIF4 sont aussi critiquées alors qu’un manifestant a eu la main arrachée lors de l’acte XIII des gilets jaunessamedi 9 février. Ce dimanche 10, Christophe Castaner s’est dit « prêt » à se pencher sur les réponses apportées par les forces de l’ordre aux violences lors des mouvements de protestation.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de l’accident, a affirmé sur Franceinter le ministre de l’Intérieur. « L’opération a été longue ce matin, c’est un travail méticuleux, c’est une blessure grave que je regrette« , a-t-il déclaré.

Reconnaissant qu’il existait « des anomalies et des dérapages » au sein de la police, il a souligné que 133 enquêtes judiciaires étaient actuellement menées par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), allant « de blessures graves (…) à l’insulte simple« .

Confronté aux critiques -notamment des Insoumis- sur l’utilisation de ce type d’armes par les forces de l’ordre pendant les manifestations, Christophe Castaner a affirmé qu’il ne « refusait pas » de les entendre. « Sur les LBD, j’ai pris très tôt une mesure demandant qu’il y ait systématiquement un accompagnement vidéo, a-t-il rappelé. Je suis prêt à travailler sur la refonte de notre ordre public« .

Mais, a-t-il ajouté, « là nous gérons des crises, des crises extrêmement violentes, avec des attaques. » Et d’évoquer plus largement les diverses images de violences qui ont marqué l’acte XIII, comme la vidéo d’un commissaire de police, frappé en plein visage par un manifestant sur les Champs-Élysées, et les cocktails molotov lancés dans les rues de la capitale.

Les forces de l’ordre « ont, contrairement aux manifestants, la possibilité d’user de la force. Parce que la force publique est légitime pour protéger », a souligné le ministre.

Il a cependant déclaré qu’il fallait « revoir » la « doctrine » du maintien de l’ordre face à « l’ultraviolence qui entre dans toutes les manifestations ». Pour prouver que le gouvernement n’était pas opposé à une évolution, il a indiqué qu’avant la manifestation du 1er décembre et les dégradations sur l’Arc de Triomphe, les consignes données aux forces de l’ordre avaient été revues. « On a changé la doctrine, avec des interventions directes. Mais ça implique effectivement plus de contacts plus de corps à corps et plus de brutalité et des blessés« , a-t-il reconnu.

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