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Bassem Loukil se réjouit de la ligne directe Tunis-Cotonou assurée par Tunisair, un des fleurons de l’économie tunisienne »

Cotonou (Bénin) – de l’envoyé spécial de Tunisie-Tribune, Samir Belhassen à Cotonou – au vue de son importance et des messages clés qu’elle contient, nous reprenons ci-après l’intégralité de l’allocution de M. Bassem Loukil, Président du TABC, prononcée à l’ouverture du Forum Économique Tunisie-Bénin 2018. Ce Forum a été organisé à Cotonou dans la foulée du vol inaugural Tunis-Cotonou de Tunisair.

Notons pour l’occasion, qu’en dehors de la représentativité diplomatique officielle tunisienne et de la direction générale de Tunisair, M. Bassem Loukil est arrivé à Cotonou accompagné d’une délégation multisectorielle forte de soixante-cinq hommes d’affaires tunisiens :

Bassem Loukil : «…Africains, il n’y a rien à atteindre du monde que nous ne puissions-nous offrir nous-même», cette déclaration du philosophe camerounais Achille Mberbé synthétise parfaitement l’esprit qui nous anime tous, ici présents. »

  • Aujourd’hui, une frontière physique a été franchie.
  • Aujourd’hui, c’est un mis symbolique qui a été abattu.
  • Aujourd’hui, deux pays africains se sont réellement rapprochés.

« Nos relations diplomatiques remontant à 1969, n’étaient jusqu’à ce jour, que des promesses non tenues.

L’histoire a montré que le Bénin et la Tunisie ont connu des parcours comparables, ponctués de bouleversements, pour aboutir aujourd’hui au statut de pays démocratiques et sur la voie du développement dans une remarquable identité de destins.

C’est un grand honneur pour nous tous, d’être ce jour à Cotonou, pour un événement aussi symbolique, aussi chargé de sens que l’inauguration de la nouvelle ligne directe Tunis-Cotonou, assurée par la compagnie aérienne nationale tunisienne Tunisair, un des fleurons de notre économie.

Cette belle réalisation a été rendue possible grâce aux efforts conjugués des responsables béninois et tunisiens. Ces derniers sont représentés aujourd’hui par M. Radhouane Ayara, ministre des Transports, Mr Hatem Ferjani, secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères chargé de la Diplomatie Economique, Mr. Ilyes Mnakbi, Président Directeur Général de Tunisair et Madame Aziza Htira, PDG du CEPEX (Centre de Promotion des Exportations).

L’édification de ce pont entre les deux pays, entre leurs deux capitales va permettre de façon très concrète l’approfondissement et la multiplication des échanges économiques, financiers et commerciaux depuis longtemps initiés entre la Tunisie et le Bénin, afin de favoriser les investissements et les transfert de compétences et marchandises.

Le Tunisian African Business Council, dont la vocation est de renforcer davantage la coopération économique entre la Tunisie et le Continent Africains et promouvoir les relations entre les investisseurs tunisiens et africain, se réjouit de l’ouverture de cette ligne directe et régulière qui illustre la volonté des instances politiques de se donner les moyens de matérialiser ce rapprochement.

Partenaire de Tunisair, le TABC participera à la réussite du vol Tunis-Cotonou, pour encourager des décideurs vers une destination des connexions interafricaines.

Car sur un continent aussi vaste que le nôtre, les liaisons aériennes sont indispensables voir vitales, donnant l’opportunité aux travailleurs, aux investisseurs, aux porteurs de projets, mais également aux touristes et aux étudiants, de circuler aisément.

Nous pouvons par ailleurs féliciter la décision des autorités béninoises toujours dans l’optique de faciliter la circulation des personnes, d’exempter de visa d’entrée dans le pays, les ressortissants de pays africains.

Tout comme la Tunisie au lendemain de sa Révolution, le Bénin amorce maintenant un ambitieux programme de modernisation de son économie et des infrastructures qui la portent. Le Programme d’Action du Gouvernement pour les cinq ans à venir va mobiliser des ressources et compétences pour lesquelles les béninois mettront à contribuer leurs partenaires africains engagés dans la même dynamique, celle de la course au développement et à la croissance.

Vos partenaires tunisiens répondent d’ores et déjà présents à cet appel, à commencer par la délégation de chefs d’entreprises et d’acteurs clés des différents secteurs de l’économie tunisiennes, venus nombreux aujourd’hui en mission à Cotonou, sous l’égide du TABC.

Nous sommes présents aujourd’hui avec plus de 65 opérateurs économiques, représentants tous les secteurs d’activité qui représentent les grands chantiers de l’avenir que sont l’industrie, l’agriculture, la santé, les BTP, l’environnement, l’énergie ainsi que le digital et les TIC qui sont au cœur des priorités convergentes de la Tunisie et du Bénin.

Ensemble, nous sommes capables de relever les défis du développement, pour nos peuples, pour nos enfants, pour notre continent.

Pétrole, or, diamants, uranium, énergies renouvelables solaires comme éoliennes, sans doute le continent africain possède-t-il les ressources les plus riches et les plus diversifiées de la planète.

Hélas, ces richesses ont été exploitées par d’autres, et les africains voyaient leurs richesses profiter à d’autres pays, d’autres continents, les regardant prospérer alors qu’eux-mêmes n’en tiraient pas le moindre profit et restaient démunis.

Pour cela ?                            

Parce que le retard technologique et la pauvreté freinaient le progrès mais aussi probablement parce que nos pays ne s’étaient pas constitués en un front uni et déterminé pour refuser cette misère inacceptable au regard de tous les trésors précédemment évoqués.

Chacun sait qu’une armée qui part au combat en rangs dispersés perd inexorablement ses batailles. Or nous avons fait le pari de gagner la bataille du sous-développement et nous devons nous en donner les moyens par le partage généreux, tout autant que fructueux, des compétences incomparables dont nous dispensons, bien que malheureusement souvent mal identifiées ignorées.

Le grand Nelson Mandela l’avait prédit, «Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès». Désormais le maître mot de tous doit être : Réussir ensemble. L’unité africaine ne doit pas être que politique, elle doit être économique et sociale avant tout.. ».

           

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