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Valérie Pécresse met en évidence la vitalité du peuple tunisien et signe un accord de coopération entre l’Île-de-France et le Grand Tunis

  • Un demi-million de Franciliens sont Tunisiens ou d’origine tunisienne.
  • 30 % des Franciliens d’origine étrangère sont issus du Maghreb.
  • Après l’accord de partenariat avec la région de Casablanca-Settat, un prochain accord sera signé le mois prochain à Paris avec la Wilaya d’Alger.
  • Par sa situation d’interface sur l’Europe et le monde arabe, par son ouverture sur l’Afrique, par ses atouts économiques, par la vitalité de la société tunisienne, la Tunisie regorge de possibles et de promesses
  • Appui décisif apporté par l’ADIE International à Taysir Microfinance
  • Pour une coopération fondée sur un partenariat gagnant-gagnant, avec un échange du savoir-faire et des expériences.
  • Les pôles de compétitivité Systematic pour le numérique, très investi auprès du Technopark d’Al Gazala, et ASTech pour l’aéronautique.
  • Avec INCO, sera lancé le 23 mars prochain à Paris le premier réseau d’incubateurs francophones de start-ups

Tunisie-Tribune – Valérie Pécresse, Présidente de la région Île-de-France, Othman Nasrou, Vice-président chargé de l’action internationale et du Tourisme, et Faten Hidri, Vice-présidente chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, sont venus à Tunis les 13 et 14 février 2017, dans le but de signer l’accord de coopération décentralisée avec les conseils régionaux des gouvernorats du Grand Tunis (Tunis, Ariana, Manouba et Ben Arous) et de renforcer les relations bilatérales régionales.

Cet accord de coopération qui avait été mis en chantier au mois de décembre dernier intervient dans de nombreux domaines d'intervention tels que le développement économique et l'emploi ; le développement durable, les énergies renouvelables et la transition énergétique ; l'innovation et le numérique (incubateurs et startups) ; l'éducation et la formation ; la jeunesse et les sports, mais aussi l'aménagement du territoire, l'urbanisme et les transports publics ; le tourisme et le patrimoine ; ou encore la francophonie.

Nous reproduisons ci-après, dans son intégralité l’intervention de Valérie Pécresse qui nous a semblé assez exhaustive quant aux différentes pistes qui découlent de l’évènement :

  • « Monsieur le Ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Monsieur Riadh MOUAKHAR,
  • Monsieur le Directeur général des collectivités locales, M. Mokhtar HAMMAMI, grand artisan de cet accord,
  • Monsieur le Gouverneur de Tunis, Monsieur Omar MANSOUR,
  • Madame la Gouverneure de l’Ariana, Madame Salwa KHIARI,
  • Monsieur le Gouverneur de Ben Arous, Monsieur Abdellatif MISSAOUI,
  • Monsieur le Gouverneur de la Manouba, Monsieur Ahmed SMAOUI,
  • Monsieur l’Ambassadeur de France, Cher Olivier POIVRE D’ARVOR,
  • Monsieur le Maire, Seifallah LASRAM,
  • Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi avant tout de vous dire mon plaisir et ma fierté d’être parmi vous, ici à Tunis, pour cette occasion unique.

Je me réjouis de la rapidité avec laquelle nous aboutissons à cette signature. Nos premières discussions ont démarré il y a à peine deux mois, avec la venue très enthousiasmante à Paris du Directeur général des collectivités locales et des quatre gouverneurs de Tunis, de l’Ariana, de Ben Arous et de la Manouba en décembre dernier. Nous avons ensuite discuté en profondeur d’un projet de texte, et ce dernier a été adopté fin janvier par notre Assemblée régionale. Quelle efficacité, quel enthousiasme de part et d’autre !

Cet accord de coopération qui engage la Région Île-de-France aux côtés de quatre gouvernorats tunisiens préfigurant le district du « Grand Tunis », est tout simplement ambitieux : il est le symbole de notre volonté d’être résolument aux côtés de la Tunisie dans sa transition démocratique et dans son processus de décentralisation. En s’associant, dès aujourd’hui, à la Région-capitale de la Tunisie, la Région Île-de-France, première région de France et d’Europe, souhaite exprimer sa confiance dans l’avenir de la Tunisie.

De notre côté, cet accord de coopération est emblématique des trois grandes orientations que j’ai souhaité donner à l’action internationale de la Région Île-de-France depuis le début de mon mandat.

Tout d’abord, j’ai voulu privilégier les partenariats avec les territoires d’origine des Franciliens. Un demi-million de Franciliens sont Tunisiens ou d’origine tunisienne. C’est considérable. C’est un atout incroyable, qui fait de la Tunisie l'un des pays les plus représentés en Île-de-France. Cela mérite de renforcer ces liens forts qui unissent déjà de nombreux Franciliens à la Tunisie. C’est pourquoi je souhaite ardemment que nous puissions les associer à nos projets de coopération. Parce qu’elle est une Région-monde et parce que près de 30 % des Franciliens d’origine étrangère sont issus du Maghreb, la Région Île-de-France s’engage à prendre toute sa part dans l’avenir que nous avons à construire ensemble, d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Après avoir signé un accord de partenariat avec la région de Casablanca-Settat, nous signerons un accord le mois prochain à Paris avec la Wilaya d’Alger. Le Maghreb est clairement notre priorité et avec cet accord de coopération, la Tunisie y contribue pleinement. Il était temps que l’Île-de-France accélère les choses.

Nous voulons également renforcer nos partenariats avec des territoires particulièrement dynamiques sur le plan économique. Là encore, la Tunisie en est un et la France est d’ailleurs d’ores et déjà son premier partenaire commercial. Par sa situation d’interface sur l’Europe et le monde arabe, par son ouverture sur l’Afrique, par ses atouts économiques, par la vitalité de la société tunisienne, votre pays regorge de possibles et de promesses. Nous avons donc tant à accomplir ensemble ! La coopération que nous souhaitons développer avec vous, Madame et Messieurs les Gouverneurs, c’est une coopération fondée sur un partenariat gagnant-gagnant. Nous devons échanger nos savoir-faire, nous devons partager nos expériences !

Enfin, nous souhaitons maintenir une action ambitieuse en matière de solidarité internationale. Et nous continuerons de soutenir, comme nous l’avons fait par le passé, les projets des associations franciliennes qui agissent en faveur du développement de la Tunisie. Je pense notamment à l’appui décisif apporté par l’ADIE International à Taysir Microfinance, première institution de microfinance tunisienne. Je pense également au projet porté par la Fondation Agir Contre l’Exclusion que nous avons cofinancé avec l’Union Européenne pour renforcer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et auquel j’ai eu le plaisir de participer ce matin à Tunis.

L’accord de partenariat que nous allons signer ensemble porte sur des thématiques très larges particulièrement porteuses, qui méritent d’être rappelées :

  • la gouvernance et la démocratie locale;
  • l’appui institutionnel à la décentralisation ;
  • le développement économique et l’emploi ;
  • l’environnement, les énergies renouvelables et la transition énergétique ;
  • l’innovation, startup/incubateurs, le numérique ;
  • l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport ;
  • la ville durable, l’aménagement du territoire, l’urbanisme et les transports publics ;
  • le tourisme et le patrimoine;
  • la francophonie, qui nous est si chère à tous et qui nous unit.

Dès aujourd’hui, il nous appartient de faire vivre ce partenariat en défendant des projets concrets et audacieux au service de nos populations et de nos jeunes, de nos entreprises et de nos territoires. Des projets dont je souhaite que nous puissions très rapidement voir les fruits.

C’est pourquoi je suis venue accompagnée d’un certain nombre d’acteurs franciliens ayant déjà des liens avec le Grand Tunis ou particulièrement intéressés par le développement de projets avec vous. Je tiens à vous les présenter, car ils dessineront l’avenir du nouveau partenariat entre nos territoires :

  • Tout d’abord, l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Île-de-France, qui connaît bien la Région du Grand Tunis pour l’avoir accompagnée à certaines étapes clés de son développement [il a notamment réalisé le Schéma Directeur du Grand Tunis (années 70) et l’adaptation du Grand Tunis au changement climatique (2009)]. Aujourd’hui l’IAU pourrait être mobilisé dans le cadre de la coopération décentralisée pour accompagner la réforme de l’Agence urbaine du Grand Tunis, ou encore apporter son appui dans la création d’une Agence pour la Réhabilitation des Centres Historiques.
  • Je suis également venue accompagnée du Comité Régional du Tourisme, sur lequel je compte beaucoup pour développer le tourisme d’affaires et les formations aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme en Tunisie. Nos deux régions font face à un recul inquiétant de la fréquentation touristique et nous devons déployer des politiques volontaristes pour renverser la tendance. Je visiterai la Medina cet après-midi : je suis sûre que l’on peut réaliser des projets d’envergure dans beau et si particulier quartier de votre capitale.
  • Je tiens également à saluer les pôles de compétitivité Systematic pour le numérique, très investi auprès du Technopark d’Al Gazala, et ASTech pour l’aéronautique. Nous avons visité hier le site industriel de M’Ghira et j’ai été frappée de constater tout le potentiel de co-développement important qui existe pour les PME du secteur de l’aéronautique.
  • Sont également à mes côtés deux jeunes entrepreneurs aux projets tout à fait essentiels : le directeur général de Simplon tout d’abord, un réseau d’écoles qui propose aux jeunes décrocheurs des formations clés en main aux métiers du codage – des profils particulièrement recherchés par les entreprises qu’il faut valoriser. Je suis convaincue que le modèle développé par Simplon est une solution tout à fait adaptée pour répondre aux besoins d’insertion sociale et professionnelle des jeunes Tunisiens. J’espère donc que sa présence aujourd’hui augure d’une collaboration fructueuse avec des acteurs tunisiens.

Le fondateur d’INCO ensuite : INCO est un incubateur francilien dédié à l’accompagnement des start-ups à fort impact environnemental et social. Avec INCO, nous lancerons officiellement le 23 mars prochain à Paris le premier réseau d’incubateurs francophones de start-ups dédiées à l’économie sociale et solidaire dans six régions partenaires, au Maghreb et en Afrique francophone, et qui inclura des start-ups d’Île-de-France. Ce programme inédit dont nous pouvons nous féliciter et qui est une véritable opportunité pour nos territoires, doit favoriser les échanges entre les jeunes entrepreneurs concernés : la Région y veillera au mieux. À Tunis, INCO travaille déjà avec l’incubateur IMPACT. À travers l’accord qui nous réunit aujourd’hui, ces liens devraient être renforcés et les échanges prendre un nouvel essor : c’est l’objectif que nous nous fixons.

Comme vous le voyez, les pistes d’action sont nombreuses et je suis confiante dans l’avenir de cet accord de coopération. Je vous invite donc à nous retrouver à Paris le 23 mars prochain à l’occasion du lancement officiel du réseau d’incubateurs « Sprint ». Et j’espère que ce ne sera qu’une étape sur le long et stimulant chemin que nous avons à accomplir ensemble, au service de l’Île-de-France, de la France et de la Tunisie.

Je vous remercie."

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