Tunisie-Tribune (amnistie fiscale) – La ministre des Finances, Mickhet Slama Khaldi, a souligné la nécessité pour l’État de disposer pleinement de ses ressources financières et d’éviter de recourir à l’amnistie fiscale en 2026, en particulier parce que cette mesure a permis à certains de se soustraire à leurs obligations fiscales, en contradiction avec le principe de justice fiscale.
Lors d’une intervention en séance plénière au Parlement sur les propositions des députés dans le cadre du projet de loi de finances 2026, elle a précisé : « Il y a une différence entre effectuer un règlement pour renforcer les recettes et des situations où des personnes ne peuvent pas payer ou sont en retard dans leurs déclarations, qu’elles résident en Tunisie ou à l’étranger. L’État a besoin de toutes ses ressources. »
La ministre a rappelé que l’octroi d’amnisties fiscales successives en 2019, 2022, 2024 et 2025 a conduit l’État à renoncer à des recettes publiques, ce qui ne correspond pas à la justice fiscale qu’il cherche à instaurer. Cette dernière repose sur le principe d’égalité de traitement et sur un système déclaratif dans lequel chacun est censé soumettre ses déclarations régulièrement.
Elle a ajouté qu’il n’est pas acceptable que certaines personnes ou entreprises soient contraintes de payer le principal de l’impôt sur le revenu tandis que d’autres bénéficient d’une amnistie, une situation qui risque de compromettre le recouvrement des impôts, devoir national et responsabilité citoyenne.























































