Tunisie-Tribune (mission de l’ONU en Iraq) – L’un des chapitres onusiens les plus longs et les plus sensibles depuis la fin de la guerre froide est sur le point de se refermer. Mardi, le chef de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq a salué la « clôture honorable et digne » d’une mission politique née dans la tourmente, en pleine « guerre contre la terreur ».
La MANUI fermera définitivement ses portes le 31 décembre, laissant derrière elle un pays dont les institutions, la sécurité et la vie politique apparaissent plus solides que lors de son déploiement.
Mais au moment de sa création en août 2003, quelques mois après l’invasion américaine de l’Iraq qui a renversé Saddam Hussein, le pays est à reconstruire : institutions effondrées, insurrections djihadistes naissantes, violences quasi quotidiennes et menace de fragmentation territoriale. Le Conseil de sécurité mandate alors une mission politique chargée d’accompagner une transition qui s’annonce longue et périlleuse.


























































