Tunisie-Tribune (les ventes d’amande de cajou) – Depuis 2015, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial d’anacarde. Le pays, dont la récolte a déjà franchi le cap des 1,5 million de tonnes, monte également en puissance du côté de la transformation.
Pour 2025, les recettes d’exportations ivoiriennes de noix de cajou transformées devraient un nouveau cap. Selon des déclarations de Mamadou Berte, directeur du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), relayées par Reuters, la valeur des ventes d’amandes de cajou est ainsi attendue à 350 milliards FCFA (environ 623 millions USD) pour le compte de ladite année, soit 67 % de plus que le résultat précédent (209 milliards FCFA).
Ce bond annoncé s’explique principalement par la vigueur de l’activité sur le segment transformation. En effet, le volume de noix de cajou traité par les industriels devrait passer de 344 028 tonnes en 2024 à 659 579 tonnes en 2025, soit 91,7 % de progression. Dans la première économie de l’UEMOA, 37 unités de transformation d’une capacité totale installée de 830 000 tonnes sont désormais opérationnelles, contre moins de 10 en 2015, avec les investissements croissants des acteurs locaux et étrangers encouragés par des incitations fiscales et non fiscales.
Alors que les autorités ambitionnent de transformer localement 50 % de sa production d’ici 2030, M. Berté affirme qu’une dizaine de nouveaux projets devraient prochainement ajouter 200 000 tonnes de capacité supplémentaires à l’industrie.
Actuellement second plus grand exportateur d’amandes derrière le Vietnam, la Côte d’Ivoire a produit environ 1,5 million de tonnes de noix de cajou brutes en 2025, contre contre 944 673 tonnes en 2024 et 1,2 million de tonnes en 2023, selon les données du CCA.



























































