L’Algérie formalise les services de livraison face à l’essor du e-commerce

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Tunisie-Tribune (e-commerce) – Alors que l’e-commerce se développe rapidement et que les services de livraison connaissent une croissance accélérée, l’Algérie se dote d’un cadre réglementaire pour professionnaliser le secteur, protéger les consommateurs et sécuriser les transactions numériques.

En Algérie, le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé le dimanche 4 janvier, l’entrée en vigueur du cahier des charges régissant l’activité de courrier express, de transport de colis et de services de livraison plus globalement. Cette décision s’inscrit dans les efforts continus pour moderniser un segment devenu central dans le fonctionnement du commerce électronique, selon des informations relayées par l’Agence de presse algérienne (APS).

Dans les détails, ce cadre réglementaire vise à « renforcer la protection des droits des clients » et à « soutenir l’e-commerce et l’économie numérique nationale ». Le texte est le résultat d’un travail institutionnel conjoint mené par le ministère et l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE), chargée de sa structuration juridique et réglementaire. Le nouveau cahier des charges vient ainsi clore un processus de concertation engagé depuis la 1re rencontre avec les opérateurs de courrier express, tenue en septembre 2025 sous la présidence du ministre Sid Ali Zerrouki, en présence de représentants du secteur et du président du Conseil de l’ARPCE.

D’après le communiqué, la réglementation repose sur « une approche alliant encouragement de l’investissement et protection des consommateurs ». Elle introduit plusieurs exigences opérationnelles, parmi lesquelles l’amélioration de la qualité des services, le respect des délais de livraison, la protection des données à caractère personnel, la prise en charge des réclamations clients, la généralisation des moyens de paiement électronique, ainsi que l’adoption d’une identité commerciale claire et le port d’uniforme par les agents.

Au-delà des enjeux de service, cette régulation vise également à structurer un secteur intensif en main-d’œuvre. À en croire le gouvernement algérien, sans promettre une création massive d’emplois à court terme, elle devrait surtout contribuer à formaliser des activités existantes, améliorer les conditions d’exercice et renforcer la stabilité des opérateurs, conditions nécessaires à une dynamique d’emploi plus durable.

L’entrée en vigueur de ce cahier des charges survient dans un contexte de progression de l’e-commerce algérien. Selon des données attribuées au ministère du Commerce par des médias locaux, ce marché aurait dépassé 1,5 milliard USD en 2024, porté par l’augmentation du nombre de commerçants en ligne et des transactions numériques.