l’Aérien sous haute tension… L’Algérie prête à brider les ambitions aériennes des Émirats Arabes Unis ?

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Tunisie-Tribune (Émirats Arabes Unis) – Le pont aérien entre Alger, Dubaï et Abou Dhabi vacille. Dans un contexte de froid diplomatique, l’Algérie semble décidée à reprendre la main sur son espace aérien, remettant en cause un accord bilatéral jugé trop favorable aux géants du Golfe. Entre protectionnisme assumé et menaces sur le survol du territoire, voici ce qui se joue en coulisses.

1. La fin du « Ciel Ouvert » sans contrepartie ?

L’Algérie ne veut plus être un simple terrain de jeu pour Emirates et Etihad. Le constat des autorités est sans appel : l’accord actuel est structurellement déséquilibré.

  • L’offensive émiratie : Des hubs ultra-puissants et une force de frappe commerciale qui saturent le marché algérien.
  • La riposte d’Air Algérie : Le pavillon national peine à exister face à cette concurrence. Alger exige désormais un rééquilibrage des flux et une réciprocité réelle des droits de trafic.

2. L’arme du survol : Un séisme logistique en vue

C’est le levier de pression le plus radical envisagé par Alger. Si les restrictions de survol se confirment pour les appareils immatriculés aux Émirats, les conséquences seraient lourdes :

  • Détours obligatoires pour les vols vers l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique latine.
  • Explosion des coûts opérationnels (kérosène) et allongement du temps de vol.
  • Perte de compétitivité immédiate pour les compagnies du Golfe sur ces routes stratégiques.

3. Entre souveraineté et pragmatisme économique

Si le ton se durcit, une rupture totale reste risquée. L’Algérie a besoin des connexions émiraties vers l’Asie, et les Émirats ne veulent pas perdre leur ancrage au Maghreb.

L’enjeu : Transformer une crise diplomatique en une renégociation technique permettant à Air Algérie de sauvegarder ses parts de marché sans s’isoler du reste du monde.

Ce qu’il faut retenir

Le dossier dépasse largement le cadre de l’aviation civile. En s’attaquant aux accords aériens, l’Algérie envoie un signal politique fort : la souveraineté économique prime désormais sur les facilités accordées par le passé.