L’Union Monétaire Ouest-Afrique épingle 3 banques pour des failles en gouvernance, gestion des risques et lutte contre le blanchiment

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Tunisie-Tribune (L’Union Monétaire Ouest-Afrique) – Implantées en Côte d’Ivoire, au Niger et au Togo, ces banques ont été sanctionnées pour des failles en gouvernance, gestion des risques et lutte contre le blanchiment, soulignant la nécessité de renforcer la conformité dans le secteur. Leur identité n’a pas été révélée par la Commission bancaire de l’UMOA.

La Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a publié, le vendredi 6 février 2026, les décisions adoptées lors de sa session des 16 et 17 décembre 2025. Trois banques, implantées en Côte d’Ivoire, au Niger et au Togo, ont été sanctionnées pour des manquements aux règles régissant les établissements de crédit.

Chacune des trois banques a reçu une sanction disciplinaire sous forme de blâme. Des amendes ont également été prononcées : 151 millions FCFA (174 300 $) pour la banque en Côte d’Ivoire, 300 millions FCFA pour celle du Niger et 300 millions FCFA pour la banque du Togo.

Ces mesures s’appuient sur l’instruction n° 006-05-2018 du 16 mai 2018, qui définit les modalités d’application des sanctions pécuniaires au sein des établissements de crédit de l’espace UMOA.

Focus sur les lacunes relevées 

La Commission a identifié des faiblesses similaires dans les trois banques, avec des niveaux et des domaines de non-conformité variables. Pour la banque en Côte d’Ivoire, les principaux manquements concernent le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, la prévention du financement du terrorisme. Pour les banques au Niger et au Togo, les insuffisances touchent la gouvernance interne, la gestion des risques, les dispositifs de conformité anti-blanchiment et anti-financement du terrorisme.

Ces sanctions révèlent que certains établissements peinent à respecter les normes de conformité et de gestion des risques, ce qui peut éroder la confiance des investisseurs et limiter la capacité des banques à attirer dépôts et financements externes. En particulier, des dispositifs insuffisants de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme peuvent se traduire par des coûts de financement plus élevés, les partenaires internationaux intégrant des primes de risque accrues.

La décision de la Commission bancaire de l’UMOA témoigne d’une supervision active du secteur bancaire régional. Elle souligne l’urgence pour les banques de renforcer leurs pratiques en matière de conformité et de gestion des risques, tout en fournissant des repères concrets pour les décideurs et acteurs du marché.