Tunisie-Tribune (Crise au Lycée Ibn Abi Dhief) –Le lycée Ibn Abi Dhief à La Manouba traverse une zone de fortes turbulences. Suite à la décision du ministère de l’Éducation de révoquer le directeur de l’établissement, une vague de protestations a éclaté, perturbant sérieusement le déroulement des examens du deuxième trimestre.
La tension est montée d’un cran ce mardi 3 mars 2026 au lycée Ibn Abi Dhief. Enseignants et élèves se sont mobilisés pour exprimer leur rejet catégorique de la révocation du directeur de l’établissement, une mesure jugée « arbitraire » et « injustifiée » par le corps éducatif.
Un mouvement de solidarité qui paralyse l’établissement
Répondant à l’appel des structures syndicales (UGTT), les enseignants ont observé un rassemblement de protestation dans l’enceinte du lycée. Ce mouvement de solidarité a eu un impact direct sur le calendrier scolaire, entraînant des perturbations majeures lors des épreuves de la semaine bloquée. De nombreux élèves ont également rejoint le mouvement pour soutenir leur directeur, créant un climat de confusion générale.
Les racines de la crise
Bien que les motifs officiels du limogeage n’aient pas été explicitement détaillés par les autorités régionales au moment des faits, cette décision intervient dans un contexte disciplinaire déjà très lourd.
Il y a quelques jours, l’établissement avait fait la une de l’actualité après que le conseil de discipline a prononcé des sanctions sévères — allant jusqu’à l’exclusion définitive — contre treize élèves. Ces derniers étaient impliqués dans l’affichage d’une banderole jugée insultante et attentatoire aux bonnes mœurs. Cette affaire avait divisé l’opinion entre partisans de la fermeté administrative et parents d’élèves dénonçant des sanctions trop lourdes à l’approche du baccalauréat.
Une stabilité menacée
Pour les protestataires, le départ forcé du directeur ne fera qu’aggraver l’instabilité au sein du lycée. Ils réclament l’annulation immédiate de cette décision pour permettre un retour au calme et assurer le bon déroulement des examens nationaux à venir.
De son côté, le ministère de l’Éducation n’a pas encore communiqué sur une éventuelle nomination par intérim, laissant l’un des plus importants lycées de la région dans une incertitude administrative préoccupante.






















































