- Le baptême du feu, de plusieurs nouveaux visages, est positif
- Un contenu technique de haut vol durant la 1ère mi-temps
- Khalil Ayari, ce jeune du PSG est à suivre de près
- Sabri Lamouchi a-t-il vraiment trouvé ses repères ?
Tunisie-Tribune (Tunisie – Haïti) – Pour son premier test amical de l’année 2026, la Sélection Nationale Tunisienne a disposé d’Haïti sur le score minimal (1-0). Si la seconde période a révélé quelques lacunes physiques, le baptême du feu de plusieurs nouveaux visages, sous la houlette de Sabri Lamouchi, a offert un contenu technique de haut vol durant les quarante-cinq premières minutes.
Une première période « Made in Europe »
Le sélectionneur national a surpris son monde en alignant d’entrée une formation inédite, faisant la part belle aux binationaux et aux jeunes talents évoluant sur le Vieux Continent. Les titularisations de Ben Hassen, Khedhira, Ayari et Elloumi ont immédiatement apporté une fluidité technique supérieure.

Le verrou haïtien a sauté dès la 7ème minute : sur une ouverture millimétrée de Gharbi, le jeune Tounekti a fait preuve d’un sang-froid glacial pour remporter son duel face au gardien adverse. Ce but précoce a permis aux Aigles de Carthage de poser le pied sur le ballon, s’appuyant sur un entrejeu souverain. Le trio Skhiri-Khedhira-Gharbi a fonctionné comme un véritable métronome, alternant jeu court et transitions rapides avec une efficacité redoutable.
Le « Joyau » du PSG : Khalil Ayari crève l’écran
L’attraction majeure de ce match fut sans conteste la prestation de Khalil Ayari. Le jeune prodige du Paris Saint-Germain a littéralement martyrisé la défense haïtienne par ses accélérations et sa qualité de dribble. Évoluant dans un rôle de dynamiteur, il a prouvé qu’il disposait déjà de la maturité nécessaire pour endosser un rôle de leader technique au sein de l’attaque tunisienne.
Le contrecoup des rotations en seconde période
Le second acte a toutefois montré les limites d’un effectif en phase de rodage. Les multiples changements opérés par le staff technique ont cassé la dynamique collective. Moins compacts, les Tunisiens ont subi la domination physique d’une équipe d’Haïti revancharde.
C’est dans cette souffrance que Ben Hassen a justifié sa place dans les buts. Toujours bien placé et serein dans ses interventions, il a annihilé les tentatives adverses, évitant un retour au score qui semblait imminent. Il a fallu attendre les entrées de Saâd et Haj Mahmoud en fin de match pour que les coéquipiers de Mastouri retrouvent des couleurs et se procurent deux occasions franches de doubler la mise.

Focus Tactique : L’intégration réussie des binationaux
Le grand enseignement de ce match réside dans la capacité d’adaptation des nouveaux arrivants. Sabri Lamouchi semble avoir trouvé la clé pour intégrer ces profils « européens » au moule tunisien :
-
Discipline tactique : Khedhira et Elloumi ont affiché une rigueur placement exemplaire.
-
Valeur ajoutée technique : L’apport de Gharbi et Ayari dans la dernière passe change radicalement le visage offensif de l’équipe.
-
Solidité défensive : L’assurance de Ben Hassen offre une alternative crédible au poste de dernier rempart.
…Le Canada sera-t-il le véritable baromètre ?
En somme, ce test est encourageant. Si la « laborieuse » seconde période rappelle que la cohésion ne se décrète pas mais se travaille, la première mi-temps reste une référence. Lamouchi et son staff ont désormais une base de travail solide avant d’affronter le Canada, une opposition d’un tout autre calibre qui servira de véritable révélateur pour « Les Nouveaux Aigles de Carthage ».

Tableau de bord : Les stats du match
| Indicateur | Statistique | Observation |
| Possession de balle | 54% | Domination nette en 1H, subie en 2H. |
| Tirs cadrés | 4 | Manque de réalisme pour faire le break. |
| Arrêts décisifs | 3 | Performance XXL de Ben Hassen. |
| Passes réussies | 82% | Signe d’une bonne fluidité technique au milieu. |


























































