PNUD : Respecter la nature est une solution miraculeuse pour réduire les risques de catastrophe

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Tunisie-Tribune ( réduire les risques de catastrophe ) – « Respecter la nature et la préserver en protégeant les zones humides, les bassins colinéaires ou les oasis, est une solution naturelle miraculeuse qui permet de réduire les risques de catastrophes “, a souligné, mercredi 10 octobre 2018, El Kebir Mdarhri Alaoui, représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Tunisie.

Dans une déclaration à l’agence TAP, en marge d’une conférence organisée à Tunis sur les solutions basées sur la nature pour une meilleure réduction des risques de catastrophe dans le cadre de la plateforme Afrique arabe sur la réduction des risques de catastrophe tenue du 09 au 13 octobre en cours à Tunis, le représentant du PNUD a indiqué que des études ont montré qu’il est majoritairement plus rentable d’investir dans la préservation de ces écosystèmes que de construire des infrastructures artificielles.

Il a expliqué que les zones humides, par exemple, “savent attirer l’eau et savent prendre les naΧppes phréatiques et les alimenter par le bas et donc quand il y a des inondations, les zones humides sont les meilleures zones qui absorbent les flux et qui vont les faire passer petit à petit dans la nature”.

Le responsable a aussi souligné l’importance de protéger et bien gérer les bassins versants qui, sont généralement, des forêts ou un couvert végétal très fort qui maintient le sol et protège le bassin pour qu’il ne glisse pas et pour que les falaises ne tombent pas.

On trouve même des solutions gagnant-gagnant parce que des fois on peut même produire et planter dans ces zones et ainsi on fixe le sol et on réduit les glissements de terrain “, a-t-il ajouté.

El Kébir Mdarhri Alaoui a ajouté que les grands barrages par exemple ont apporté de grandes solutions pour l’alimentation en eau potable et la réduction des inondations mais aujourd’hui on trouve que petits barrages colinéaires peuvent être de meilleures solutions.

Il ne faut pas se mettre dans le risque et aller habiter près des oueds”, a préconisé Alaoui, faisant remarquer que les grandes villes se construisaient en hauteur et loin des zones de risque.

On a des systèmes ingénieux que l’homme a pu développer et qui sont en parfaite harmonie avec la nature comme les oasis, par exemple, qui deviennent aujourd’hui des barrières à la désertification et à l’ensablement“, a-t-il encore ajouté regrettant le fait que certaines oasis ont été détruites par le pompage de l’eau qui assèche la nappe avant qu’elle ne soit réalimentée et détruit le couvert végétal.

Le représentant du PNUD a mis l’accent sur l’importance de “privilégier les solutions amies de la nature au lieu d’aller directement vers l’installation de barrières physiques qui n’arrivent pas à défier la nature dans le cadre d’une approche participative et inclusive qui donne de l’importance aux populations faibles et sans voix”.

La Tunisie compte environ 211 zones humides naturelles : 211 et 866 zones artificielles (retenues d’eau, barrages, barrages colinéaires, lacs colinéaires) et Salines.

Plus de 41 sites en Tunisie sont inscrits sur la Liste des zones humides d’importance internationale, dits Sites Ramsar, ayant une superficie totale estimée à 840,363 hectares.

Organisée conjointement par l’Union internationale pour la conservation de la nature et le PNUD, la conférence a été une occasion pour présenter les solutions fondées sur la nature, les écosystèmes des marais et résilience socio écologique en Irak ainsi que les bonnes pratiques en matière d’utilisation des solutions fondées sur la nature (cas du projet tunisien de résilience côtière).

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