La BIAT publie l’étude réalisée sur les industries culturelles et créatives en Tunisie

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Tunisie-Tribune ( les industries culturelles et créatives en Tunisie ) – La BIAT a organisé une rencontre avec les médias à son siège social à l’occasion de la publication de l’étude réalisée sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie. L’objectif de l’étude est de mieux cerner le secteur culturel, d’évaluer son potentiel de développement et d’identifier les actions prioritaires à mettre en place. Cette étude, initiée par la BIAT, a été préalablement présentée et débattue avec d’importants acteurs du secteur, lors d’un événement organisé en juin dernier.

La BIAT a organisé une rencontre consacrée à la présentation aux médias de l’étude sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie.

Méthodologie de l’étude

Plus de trente entretiens ont été menés avec des acteurs économiques, culturels, gouvernementaux, locaux et internationaux qui ont livré leurs observations du fonctionnement du secteur créatif ainsi que leurs visions des potentiels et freins économiques. L’analyse des statistiques disponibles est venue compléter ces entretiens avec un travail de benchmarking de pays aux configurations comparables à la Tunisie.

Principales conclusions et recommandations de l’étude

L’étude démontre clairement que les industries culturelles et créatives représentent un secteur porteur en Tunisie dont les potentialités restent peu exploitées :

  • Plusieurs projets culturels réalisées ont démontré l’intérêt que porte le public aux biens et services créatifs. La demande est bien réelle mais reste latente, d’où la nécessité de l’activer et particulièrement dans les régions.
  • L’industrie culturelle et créative tunisienne est portée par des talents et des créatifs de grande qualité. Cependant, l’accès aux produits culturels et créatif n’est pas toujours simple et l’information sur l’offre n’est pas toujours disponible. Aussi, les avantages qu’offre le canal digital ne sont pas pleinement saisis pour promouvoir et distribuer les biens créatifs.
  • L’Etat est aujourd’hui le premier investisseur et garant de la culture et de la créativité en Tunisie. Ce rôle nécessiterait aujourd’hui une actualisation pour prendre en compte les évolutions économiques, technologiques et sociétales. L’Etat gagnerait à jouer davantage le rôle de régulateur et de facilitateur à travers la révision du cadre juridique et administratif et du système de subvention.
  • L’investissement privé est nécessaire pour la redynamisation de l’économie créative tunisienne. Aujourd’hui, le manque de données et l’incompréhension des spécificités du secteur créatif limitent la confiance que peut avoir un investisseur privé. Plusieurs approches peuvent être considérées pour permettre aux privés de jouer le rôle d’investisseur et de mécène dont nous pouvons citer la diversification des revenus à travers la combinaison de plusieurs activités, la diversification des portefeuilles d’investissements créatifs etc…

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