Tunisie Tribune (Biodiversité)- Des cultures dites « Gattaya » ou « ramli » qui sont pratiquées dans La lagune de Ghar El Melh et son annexe la lagune de Sidi Ali Mekki (Bizerte) sont, menacées par l’élévation du niveau de la mer due aux changements climatiques ainsi qu’aux atteintes multiples au domaine public maritime dont la construction anarchique qui rétrécit de plus en plus leur superficie. Celle-ci est passée de 300 hectares auparavant à moins 100 hectares aujourd’hui, selon les agriculteurs de cette zone.
Les « Gattaya » se sont, en effet, de petites parcelles de cultures maraichères et potagères, et parfois d’arboriculture fruitière, situées sur les marais en bordure des lagunes de Ghar El Melh et Sidi Ali Mekki. Très singulières, elles ont été créées au 17ème siècle, par la diaspora andalouse qui a trouvé réfuge en Tunisie, à partir du 16ème siècle.
L’originalité de ces pratiques ingénieuses provient du fait que leur système d’irrigation est passif, ainsi les racines des plantes sont alimentées en toute saison par l’eau de pluie emmagasinée et surnageant la surface de l’eau de mer au rythme des marées.*
En effet, les cultures Ramli, étymologiquement sur sable, bénéficient d’un intérêt mondial. Elles ont même obtenu la certification SIPAM (Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial), grâce à l’appui du PNUD (projet Résilience côtière) et plusieurs partenaires locaux et internationaux


























































