Ouverture de la 1ère édition du Master international Film Festival

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Tunisie Tribune (Master international Film Festival) – C’est avec l’ambiance d’une cérémonie de mariage propre aux traditions locales de la charmante ville balnéaire de Hammamet que le coup d’envoi de la cérémonie d’ouverture de la 1ère édition du nouveau-né parmi les grandes manifestations du cinéma, le Master International Film Festival de Yasmine Hammamet a été donné face à la place principale de «  La Rahba » tapissée de rouge, comme lors des grandes fêtes du 7ème Art à travers le monde.

Un tapis rouge qui a été déroulé pour accueillir le nombreux invités à cet événement d’envergure internationale, entre représentants de nombreuses missions diplomatiques en Tunisie, Messieurs les ambassadeurs, artistes, hommes de théâtre et du 7ème Art, personnalités d’honneur et représentants des différents médias, tous accueillis sous les flashs des nombreux photographes présents.

Une cérémonie retransmise en direct par notre télévision nationale, sur la chaîne « Watania 1 » et la chaîne égyptienne « Nile Tv ».

Et c’est en présence de la ministre des Affaires culturelles, Dr Hayet Guetat Guermazi que la cérémonie a été ouverte dans la grande salle « Odyssée », avec en entame une belle bande-annonce sur les premiers partenaires de l’événement.

Quant à l’animation de cette cérémonie, elle est revenu au duo Faouez-Rafat, qui ont ouvert la fête en proposant un Making Off de toutes les équipes de préparation de l’événement, responsables, techniciens, bureau de presse, etc.

La parole a été cédée par la suite au directeur du MIFF, le célèbre cinéaste Mokhtrar Lajimi qui a tenu en premier lieu à rendre hommage à deux grands monuments du cinéma tunisien, Feu Ahmed BahaEddine Attia et Feu Néjib Ayed qui ont tellement contribué, de leur vivant, à l’évolution et au développement du secteur du cinéma dans tous ses volets, avec de même une pensée au grand cinéaste Emir Kusturica.

Un mot de bienvenue a été adressé aussi par le directeur du MIFF aux invités de marque étrangers présents, la vedette du cinéma égyptien, Leïla Alaoui, et le metteur en scène français Ladj Ly, ainsi que les présidents de jurys Mme Azza Husseini, directrice du festival de Luxor, Atahulpa Lichy et la Tunisienne Kahena Attia.

Après quoi, un focus sur la section « Ciné Patrimoine et un Best off des derniers films tunisiens fut proposé aux présents, en plus d’une présentation des Masters Class qui seront animés par Nacer Khmir, Mo Scarpelli et éventuellement Emir Kusturica.

Et la fête n’étant pas totale sans la musique, c’est l’ensemble « Sinouj » qui donna le premier spectacle de cette soirée, avec une belle musique recherchée entre musique électronique mélangée à du « mézoued » et au violon, et en chant Haythem Lahdhiri  et le traditionnel « Nemdah Laqtab

Suivra un autre focus sur les films, courts et longs métrages, en compétition dans les différentes compétitions, ce qui n’est pas sans charmer le public présent sur la qualité de ces films et leurs contenus.

Puis c’est au tour des hommages d’être rendus à deux grandes figures du cinéma égyptien et tunisien, Leïla Alaoui et Raouf Ben Amor, qui reçurent des mains de la ministre, Mme Hayet Guetat Guermazi, un trophée-souvenir, un « Galion » spécifique.

Suite à quoi, un autre intermède musical de jazz fut proposé aux invités, le célèbre « Night in Tunisia ».

« Cendres » et « Sous le ciel d’Alice » en prélude

Et en bonne clôture de cette ouverture, un court et un long métrage ont été diffusés, comme au bon vieux temps dans nos salles du cinéma où on avait régulièrement droit à ces deux projections. Indissociables, le premier « Cendres », du jeune réalisateur Mehdi Ajroudi, et le second, le long métrage de Cloé Mazlo, « Sous le ciel d’Alice ».

A propos du court métrage, il relate le passé d’un ancien officier de l’armée française tel qu’il le revit avec un guide qui ne s’avèrera pas étranger à ce passé. Voulant « enterrer » ce passé, cet officier va réduire en cendres les photos avec ses amis qui lui rappelle cette époque de l’occupation française des terres tunisiennes dans le sud, pour aller s’évader avec ce guide dans les profondeurs du Sahara tunisien où ils seront victimes d’un accident.

Et après un long périple entre les dunes et à travers le chott salé, ils vont arriver à destination pour enfin s’abreuver ; là où toute la vérité va éclater grâce à la dernière photo que cet officier remet à son guide, rappelant l’acte odieux du premier qui va violer une humble dame duquel naîtra un enfant qui n’est autre que… son guide !

Quant au long métrage, « Sous le ciel d’Alice », c’est tout le vécu d’une Suissesse de la campagne franco-italienne de ce pays, qui relate en soi un certain passé du Liban des années soixante.

Ayant reçu une proposition de travail au Liban, Alice va s’engager dans cette aventure, abandonnant tout derrière elle, même ses racines, dans une symbolique originale, collées à ses souliers, qu’elle va définitivement couper.

A Beyrouth, là où elle se rend, Alice va faire la connaissance de Joseph, chercheur en astronomie et inventeur de la première fusée libanaise ; une relation qui aboutira au mariage.

Suivront de tristes événements sur les premières escarmouches entre factions armées rivales dans Beyrouth, soumise à des tirs et des bombardements, et les péripéties de toute la famille, y compris celle de Joseph, qui va être obligé de se réfugier chez le couple.

Petit à petit, les relations entre les deux vont commencer à subir les coups du temps et des obligations du quotidien jusqu’à arriver à une forme de rupture lorsque Joseph propose à Alice de rentrer en Suisse, le pays de cette dernière qu’elle n’aime plus y retourner.

Mais, en une fin heureuse, Joseph va rattraper sa femme à bord du ferry sur lequel elle embarqua pour rejoindre Chypre, et de là, par avion la Suisse…

Un film qui tire son originalité par cette mixtion entre images animées et images réelles pour faciliter une lecture symbolisée des différentes scènes ; cela en plus de l’approche dramatique et esthétique des événements vécus.

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