Abdallah Rabhi : la SONEDE ne gère que 17% des ressources en eau du pays

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Tunisie Tribune (ressources en eau du pays) – L’ancien secrétaire d’Etat à l’agriculture, et expert en eau, Abdallah Rabhi, a déclaré ce jeudi 04 août, que 80 % des eaux sont sous l’autorité des associations hydrauliques, et sont consacrées au secteur agricole et à l’irrigation. Dans un entretien avec Shems-FM, Rabhi a indiqué que l’eau est gérée, à 17 % seulement, par la société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

Il a évoqué les problèmes de gestion de la part des associations hydrauliques, appelant à les réformer. « Il faudrait ouvrir le dossier de ces associations et le dossier de la mauvaise gestion », a-t-il dit, évoquant l’existence de 125 raccordements anarchiques à travers les associations.

Il a, par ailleurs déclaré, que les réserves en eau existantes en Tunisie, permettent de passer l’été même si c’est avec difficulté, formulant le vœu que le prochain automne soit pluvieux. L’expert a appelé à parachever les projets convenus et à créer des Majels (réserve d’eau) et des fontaines.

Au sujet de la stratégie de l’eau à l’horizon de 2050, Abdallah Rabhi a indiqué que dans l’hypothèse de la poursuite de la même politique actuelle, un manque d’eau estimé à 2 milliards m3 sera enregistré. « Si les réformes nécessaires sont menées, les réserves en eau seront suffisantes », a-t-il assuré.

Les deux autres scénarios à prévoir sont les suivants : Le premier est la nécessité du parachèvement des projets, de la préservation de la richesse hydraulique et de la réalisation des réformes nécessaires et instantanées, pour toute panne, avec la mise en place d’une stratégie de l’eau 2050. Le troisième scénario est celui d’amender le code de l’eau, de réviser les législations et de compter sur la conscience du citoyen.

Le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche avait récusé, cette semaine, les déclarations du rapporteur onusien au droit à l’eau et à l’évacuation sanitaire, ayant fait constater, au terme d’une récente visite en Tunisie, que la population des régions reculées n’a pas accès à l’eau et est contrainte d’acheter le précieux liquide auprès d’opérateurs privés.

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