- Violences en Cisjordanie
- Un signal qui montre que la détresse des familles palestiniennes est enfin entendue à l’international
- Jean-Noël Barrot annonce ainsi une mesure forte
- Face à l’impunité… désormais, un tournant concret de la diplomatie française
Tunisie-Tribune (Cisjordanie… Enfin, un signal fort !) – Derrière les discours diplomatiques se cache parfois une réalité de terrain insoutenable. En Cisjordanie occupée, la multiplication des exactions commises par des colons radicaux à l’encontre des familles palestiniennes a fini par faire déborder le vase à Paris.
Dans une prise de parole sans détours, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé une mesure forte : la France inflige des sanctions directes à 26 figures de proue de cette colonisation violente. Une décision qui marque un tournant, passant des simples condamnations verbales à des sanctions concrètes.

Dire stop à l’impunité
Pour le chef de la diplomatie française, il ne s’agit plus seulement de déplorer, mais d’agir face à ce qu’il qualifie d’inacceptable.
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« Nous prenons des sanctions contre 26 responsables de la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie…
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Pourquoi ? Parce que ces agissements sont contraires au droit international et aux droits de l’homme », a martelé Jean-Noël Barrot.
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Ces sanctions – qui se traduisent concrètement par des interdictions de fouler le sol français et le gel de leurs avoirs financiers – visent directement ceux qui alimentent la terreur au quotidien. Pour les populations palestiniennes de Cisjordanie, qui subissent destructions de récoltes, harcèlements et attaques de villages, c’est le signal que leur détresse est enfin entendue à l’échelle internationale.
Une colonisation qui menace… Israël lui-même ?
C’est l’un des arguments les plus percutants du ministre. Loin de protéger qui que ce soit :
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« cette politique de la terre brûlée menée par les franges les plus radicales va, selon lui, à l’encontre des intérêts et de la sécurité d’Israël, à laquelle la France est indéfectiblement attachée »
En clair : « en attisant la haine et en morcelant le territoire, ces extrémistes ne font que jeter de l’huile sur le feu d’une région déjà au bord de l’implosion, sapant les chances d’une paix durable pour tous »
L’urgence d’un horizon politique
Au-delà des sanctions, Jean-Noël Barrot a rappelé ce qui résonne aujourd’hui comme une urgence absolue pour la diplomatie française : la survie de la solution à deux États.
Une solution : « deux États, reconnus et respectés dans leurs droits, vivant côte à côte en paix et en sécurité », a-t-il insisté. Une vision que beaucoup sur le terrain voient s’éloigner chaque jour un peu plus à cause de l’expansion continue des colonies.
Ici, à Tunis, comme dans l’ensemble du monde arabe, cette annonce est accueillie avec un mélange d’intérêt et de scepticisme. Si le geste de Paris est salué comme un pas dans la bonne direction, la question reste entière : ces 26 sanctions suffiront-elles à stopper une machine coloniale profondément ancrée, ou s’agit-il d’une simple goutte d’eau dans un océan d’injustice ? L’avenir proche nous le dira.
La Rédaction de Tunisie-Tribune
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