Tunisie-Tribune (Alexander Zverev) – L’Allemand Alexander Zverev – n°3 mondial – a décroché dimanche son premier titre majeur à Roland-Garros au terme d’une lutte de plus de quatre heures face à l’Italien Flavio Cobolli qui n’a pas démérité.
Le troisième joueur mondial, âgé de 29 ans, est le premier Allemand à triompher sur la terre battue parisienne à l’ère Open (depuis 1968). Il avait perdu les trois finales de Grand Chelem qu’il avait disputées jusque-là, à l’US Open en 2020, à Roland-Garros en 2024 et à l’Open d’Australie en 2025.
Mieux entré dans le match qu’un Cobolli sans doute tendu pour sa première finale en Grand Chelem à 24 ans, le Hambourgeois a offert le break à son adversaire à 3-3 dans la deuxième manche, enchaînant une double faute et une faute grossière en coup droit.
Quelques jeux plus tard, Cobolli ne se faisait pas prier pour égaliser à une manche partout. Les fantômes des deux premières finales de Zverev en Grand Chelem (US Open 2020 et Roland-Garros 2024), perdues après avoir mené d’une ou deux manches, ressurgissaient soudain sur le Central parisien baigné de soleil.
Pics de nervosité
À nouveau impérial au service, l’Allemand a cependant repris le contrôle du match dans la troisième manche.
Menaçant sur quasiment tous les jeux de service de Cobolli, l’Allemand a fini par trouver l’ouverture à 5-4 en sa faveur, sur un coup droit dans le couloir de l’Italien.
Un an et demi après sa dernière finale majeure, perdue en trois sets contre Jannik Sinner à l’Open d’Australie, le bras de Zverev a une nouvelle fois tremblé dans le quatrième acte.
Breaké deux fois, il a réussi à recoller à chaque fois, avant de craquer au tie-break, un exercice dans lequel il excelle pourtant à Roland-Garros (26 jeux décisifs gagnés à Paris pour 2 perdus avant la finale).
Sur un fil depuis le milieu du quatrième set, Cobolli a brutalement cédé dans la manche décisive, où il a rapidement été mené 4-0.
Au bout de 4 h 16, le colosse allemand a enfin conclu, tombant aussitôt à la renverse sur l’ocre parisien où il s’était arraché plusieurs tendons de la cheville droite en 2022 contre Rafael Nadal.
Premier vainqueur allemand à Paris depuis Henner Henkel en 1937, Zverev rejoint dans les livres d’histoire l’Américain Andre Agassi, le Croate Goran Ivanisevic et son tombeur autrichien de l’US Open 2020 Dominic Thiem, qui avaient comme lui perdu trois finales de Grand Chelem avant de gagner leur premier tournoi majeur.
Visé depuis plusieurs années par des accusations de violences conjugales formulées par deux ex-compagnes, qu’il a toujours niées jusqu’à intenter des procès en diffamation, le droitier ne sera sans doute jamais aussi populaire que ses traditionnels bourreaux Sinner, Djokovic ou Carlos Alcaraz (2e mondial, forfait à Paris en raison d’une blessure au poignet droit).
Et même si la finale de dimanche s’est surtout caractérisée par des pics de nervosité, un an après les sommets de tennis offerts à Paris par Alcaraz et Sinner, Zverev n’en a probablement cure : au seuil de la trentaine, l’Allemand a enfin intégré le cercle des vainqueurs de Grand Chelem.























































