Vent de psychose ce jeudi autour du Carburant à Tunis… Du déjà-vu, initié par des syndicalistes de la logistique

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Tunisie-Tribune (Vent de psychose autour du Carburant) – Un réservoir frôlant la réserve, des feux de détresse alignés à perte de vue et un trafic totalement paralysé aux abords des stations-service : le Grand Tunis a replongé dans une scène de panique désormais trop familière. Il aura suffi de quelques heures de débrayage inopiné dans la zone pétrolière névralgique de Radès pour que le spectre d’une pénurie généralisée s’empare des automobilistes, transformant les artères de la capitale en pièges à voitures.

La psychose du réservoir vide

Propagée à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux, la rumeur d’un blocage prolongé a déclenché une ruée préventive d’une violence rare. Pris de court, des milliers de conducteurs ont pris d’assaut les pistes de ravitaillement dans une atmosphère électrique. Klaxons exaspérés, altercations, jerricans improvisés et files d’attente s’étirant sur des kilomètres : l’hystérie collective s’est emparée du réseau de distribution bien avant que les réserves physiques des cuves ne soient réellement entamées. Cette fébrilité quasi-viscérale illustre la fragilité d’un citoyen échaudé par l’accumulation des tensions logistiques et économiques.

Un scénario syndical trop bien rodé 

Pourtant, cette paralysie n’a rien d’un accident isolé. Le mouvement syndical des chauffeurs de camions-citernes n’en est pas à sa première édition et réitère une méthode largement éprouvée : prendre la zone stratégique de Radès en otage pour imposer un rapport de force immédiat. En bloquant la sortie des dépôts sur fond de revendications salariales et de conditions de travail, les transporteurs savent qu’ils tiennent le pays par le réservoir.

Ouf… Levée du mouvement en fin de journée

Si l’accord trouvé avec les autorités et la levée du mouvement en fin de journée permettent un retour progressif à la normale, la récurrence de ce mode d’action pose une question de fond : jusqu’à quand la mobilité de millions de citoyens restera-t-elle le moyen de pression privilégié de quelques syndicats sectoriels ?

L’alerte est levée, mais l’amertume demeure.

        •  Entre craintes de hausse des tarifs et bras de fer social à répétition, l’automobiliste tunisien continue de payer le prix fort d’une chaîne logistique nationale constamment au bord de la rupture.

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