Tunisie Tribune (médicaments contrefaits)- Dans son dernier rapport sur les menaces induites par le crime organisé, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) décrit les conséquences de l’intense trafic de médicaments contrefaits dans les pays du Sahel, alimenté par la pénurie de produits pharmaceutiques, la dépendance envers les importations et la complicité de multiples réseaux clandestins et officiels.
Selon le rapport de l’ONUDC, 270.000 personnes meurent chaque année en Afrique subsaharienne pour avoir consommé des médicaments antipaludiques falsifiés et de qualité inférieure. En outre les décès de 169.271 enfants dans la région sont attribués à l’usage d’antibiotiques contrefaits pour traiter la pneumonie sévère de jeunes malades.
L’évaluation de la menace que représente le crime organisé, présentée par l’ONUDC, se concentre sur les pays du Sahel, particulièrement vulnérables à ces trafics néfastes à la santé publique.
Selon le rapport, la forte prévalence des maladies infectieuses, y compris le paludisme, associée au manque de disponibilité des médicaments, de capacité financière des populations et d’accès aux soins de santé, « crée un environnement dans lequel la demande de produits et services médicaux n’est pas entièrement satisfaite par les canaux formels ».

























































