- Les employés veulent gagner au proratas des revenus de leur patrons ! (sujet inavoué)
- L’idée d’indexer les salaires ou primes des employés sur les revenus ou bénéfices des dirigeants est au cœur des débats actuels sur la justice sociale, surtout face aux écarts qui se creusent.
- Ce qui grince : le refus catégorique du patronat d’accorder une revalorisation salariale pour 2025
Tunisie-Tribune (Grève des Banques et Assurances) – Le secteur financier tunisien tourne au ralenti. Ce mardi 23 juin 2026, les banques, les établissements financiers et les compagnies d’assurances ont entamé une grève générale de trois jours sur tout le territoire. Ce mouvement de débrayage massif fait suite au mot d’ordre lancé par la Fédération générale des banques et des institutions financières, affiliée à la puissante centrale syndicale de l’UGTT.
Alors que l’impact économique s’annonce lourd pour les usagers, les syndicats affirment que la balle est désormais dans le camp des autorités et du patronat.
Blocage des négociations : Le litige crucial sur l’année 2025
Invité sur les ondes de Mosaïque FM, Sami Salhi, secrétaire général de la Fédération, a déploré l’échec cuisant de toutes les tentatives de conciliation menées ces derniers jours avec le Conseil bancaire et financier (CBF) et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance (FTUSA).
Au cœur du conflit : le refus catégorique du patronat d’accorder une revalorisation salariale au titre de l’année 2025. Le représentant syndical a fermement dénoncé le dernier communiqué du Conseil bancaire, l’accusant de propager des « contre-vérités ». Selon lui, le patronat tente de noyer le poisson en se référant au décret n°68 — qui encadre les augmentations futures pour la période 2026-2028 — alors que l’urgence des employés concerne bel et bien les arriérés et les ajustements de l’année 2025.
La grève suspendue ? L’UGTT pose ses conditions et appelle l’État à l’aide
Malgré la fermeture des guichets, la Fédération générale ne souhaite pas s’enfoncer dans l’escalade et brandit la carte de l’apaisement responsable. Sami Salhi a réitéré l’ouverture totale de sa structure au dialogue.
Le syndicat lance un appel solennel au ministère des Affaires sociales pour qu’il joue son rôle de médiateur et réunisse d’urgence toutes les parties autour de la table des négociations. La position de l’UGTT est claire : la Fédération est prête à suspendre, voire à annuler immédiatement la grève, dès lors qu’une invitation officielle au dialogue sera lancée ou qu’une intervention concrète des autorités permettra de débloquer les discussions sur de vraies bases.
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