Yassine Brahim, réélu à la tête d’Afek Tounes, prône l’Etat-Courage

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Tunisie-Tribune (Afek Tounes) – Au terme d’une vraie compétition électorale, Yassine Brahim l’a emporté sur Faouzi Abderrahmane et reconquis la présidence du parti Afek Tounes. Dès la cérémonie d’ouverture, vendredi après-midi au palais des congrès à Tunis, Yassine Brahim a fait du courage politique le fil rouge de son discours. En douze minutes, ses propos soigneusement ciselés dans un dialectal simple mais dense en images, ont fait mouche.

« Nous sommes aujourd’hui un grand parti, un parti fort », acclamé par les congressistes à l’annonce des résultats d’un vote serré, qui a cependant largement favorisé Brahim à 69,8% des voix, contre 30,2% pour Abderrahamane.

Fier et heureux

Yassine Brahim a tenu en six minutes, dimanche en début de soirée à Port El Kantaoui où se sont déroulés les travaux, un discours rassembleur, mobilsateur, félicitant particulièrement son compétiteur. «Sa candidature a été stimulante pours tous, particulièrement pour moi et m’a permis de défendre âprement mon programme », dira-t-il.

Brahim relèvera qu’en plaçant le congrès sur le thème de l’Ouverture, Afek Tounes n’a nullement entendu signifier un recrutement massif, mais la polarisation de tous ceux qui adhère à ses valeurs et sa vision. « L’ouverture est courage, martellera-t-il. Nous en sommes bien dotés. » Au titre de cette ouverture, il fera remarquer que plus de 250 congressistes ont moins d’un an d’adhésion au parti. A commencer par le président du congrès lui-même, Hichem Ben Ahmed.

  • Yassine Brahim rendra un hommage particulier à Hafedh Zouari. « Si nous avons ternu avec succès notre congrès à Sousse, c’est grâce à lui," insistera-t-il.

Un Etat-Courage

Déplorant la faiblesse des uns et des autres, pointant du doigt le laxisme du gouvernement et fustigeant les mains tremblantes, il a appelé à un Etat-Courage. Face aux contrebandiers, face à la malversation, face à l’indécision et à l’irresponsabilité qui se généralisent. S’il continue à croire à la nécessité d’un gouvernement d’union nationale, il estime que ce n’est pas un objectif en soi, mais un moyen pour gouverner avec courage et pugnacité. Faute de quoi, le contrat sera rompu, le gouvernement gouvernera, et Afek Tounes jouera pleinement son rôle de parti d’opposition. La détermination est forte et la menace de rupture à peine voilée.

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