Au moins 50 morts dans de violents incendies en Grèce

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Tunisie-Tribune (incendies) – La vague de chaleur à laquelle le pays fait face a engendré plusieurs incendies dans différentes régions. Plus d’une centaine de personnes ont également été blessées, et le bilan menace de s’alourdir. Les autorités ont sollicité l’aide de l’Europe et du matériel auprès des États-Unis.

La situation s’aggrave en Grèce

les violents incendies qui ont ravagé, lundi 23 juillet 2018, les alentours d’Athènes ont fait au moins 50 morts et plus de 150 blessés, dont onze graves, selon un bilan encore provisoire. À l’aube mardi, les feux en Attique n’étaient toujours pas maîtrisés, selon les pompiers, et d’autres ont éclaté dans la nuit dans d’autres parties du pays.

La plupart des victimes ont été piégées dans les environs de la localité balnéaire de Mati, à 40 km au nord-est d’Athènes, «à leur domicile ou dans leurs voitures», a indiqué le porte-parole du gouvernement grec dans un message télévisé, en annonçant «au moins vingt morts».

Un peu plus tard, les autorités portuaires ont indiqué à l’AFP avoir retrouvé dans la mer quatre corps, ceux de trois femmes et un enfant, qui s’y étaient apparemment réfugiés pour échapper aux flammes.

«Nous risquons de découvrir de nouvelles victimes», s’est inquiété un responsable des pompiers, qui recevaient de nombreux appels signalant des personnes introuvables.

Par la suite, un responsable de la Croix-Rouge a en effet annoncé qu’un groupe de 26 personnes avait été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati. Enlacées et carbonisées, selon un photographe de l’AFP sur place, les victimes semblent n’avoir pas réussi à gagner la mer toute proche pour se mettre à l’abri.

Le feu s’est calmé dans cette zone, ont indiqué les pompiers à l’AFP, mais un front progressait toujours à Kineta, à une cinquantaine de km à l’ouest de la capitale.

Des milliers d’habitants appelés à évacuer

Les autorités ont appelé lundi des milliers d’habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper au gigantesque brasier qui a entraîné la fermeture de l’autoroute la plus fréquentée du pays, de liaisons ferroviaires et perturbé le trafic aérien à l’aéroport d’Athènes en raison de la mauvaise visibilité.

Neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et des dizaines de bateaux privés assistés d’hélicoptères de l’armée étaient mobilisés pour évacuer vers le port de Rafina, proche de Mati, les résidents et touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer, a précisé un responsable des pompiers.

Les rescapés étaient transférés vers des hôtels et des camps militaires, tandis que de nombreux proches inquiets affluaient à Rafina.

La Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir de l’aide de ses partenaires. Le porte-parole a aussi mentionné qu’il y avait eu «15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents en Attique», ce qui a conduit la Grèce à demander des drones aux États-Unis, «pour observer et détecter toute activité suspecte».

Au vu de la situation, la présidence de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie en Grèce en juillet 1974. Le premier ministre Alexis Tsipras est rentré précipitamment d’un déplacement en Bosnie pour suivre les opérations.

Vague de chaleur et vents forts

Selon le chef de l’État, «plus de 600 pompiers» étaient sur les trois fronts des incendies, attisés par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, notamment à Mati et près de Kineta, à l’ouest de l’Attique. Il a enjoint les personnes des zones à risque à «se rappeler que le bien le plus précieux est la vie» et à ne pas tenter de protéger leurs biens envers et contre tout.

Les incendies ont pris alors qu’une vague de chaleur s’abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu’à 40 degrés Celsius. Selon les services météo, les conditions doivent rester difficiles mardi, quoique les températures en Attique soient prévues en baisse, avec des averses.

Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été. Les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué en 2007 dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250.000 hectares de forêts, maquis et cultures. La sécheresse et la chaleur affectent cependant toute l’Europe du Nord également depuis plusieurs semaines. En Finlance, en Norvège et en Suède, la chaleur a embrasé des forêts et tourbières. Pas moins de 25.000 hectares sont déjà partis en fumée ou continuent de se consumer, soit deux fois la superficie de la ville de Paris.

  

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