Questions autour d’un récent classement des pays les plus riches du monde

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Tunisie-Tribune (pays plus riche)-D’une année à l’autre les résultats mesurés en termes de productions de richesses (valeurs ajoutées) réalisées par les entreprises nationales et étrangères situées sur leurs territoires, peuvent varier au point de bouleverser perpétuellement le classement des pays les plus riches de la planète.

Les choses changeront sans doute encore plus cette année 2020, avec l’avènement de la pandémie de coronavirus et le choc qu’elle a produit et continue à le faire, sur toutes les économies du monde et, parfois même, les plus puissantes d’entre elles, à l’instar de la France dont le PIB s’est contracté d’environ 6% au premier trimestre de l’année 2020 et diminuera sans doute encore plus au second trimestre de l’année en cours.

Les données de l’économie mondiale sont en train de subir un chamboulement historique duquel n’échapperont que quelques rares pays miraculés qui ont su mieux lutter que les autres contre la pandémie et réussi à mettre en place des dispositifs permettant la continuité des cycles de production de biens et de services.

Les chiffres et classement des trente pays les plus riches de la planète pour l’année 2019 donnent déjà la mesure de la puissance économique et financière des nations concernées. Les richesses accumulées sont si fortes qu’elles assurent aux pays qui les détiennent une pérennité qui tiendra encore de longues années, quand bien même, un événement aussi fort que la pandémie de coronavirus réduirait encore pour un temps, leurs performances productives.

Leurs capacités de ripostes aux crises multiformes sont en effet efficaces. Elles leurs permettent de résoudre collectivement entre pays riches, les problèmes au fur et à mesure qu’ils se posent, réduisant ainsi les impacts négatifs sur leurs économies en compétition en temps normal mais solidaires lorsque la crise dépasse leurs frontières territoriales.

Du classement des 30 pays les plus riches de la planète établi en 2019 par le FMI, on retient que les États-Unis d’Amérique (1er) et la Chine (2e) continuent leur course en tête des pays aux plus forts PIB. Avec 21 345 milliards de dollars, les USA distancent encore et de loin cette année, la Chine qui n’en est qu’à 14 217 milliards de dollars. Ce duo de tête a pris une avance considérable sur ses poursuivants immédiats que sont le Japon (5176 milliards de dollars), l’Allemagne (3964 milliards), l’Inde (2972 milliards) et le Royaume Unis (2829 milliards de dollars).

A noter l’entrée remarquée de l’Iran dans le palmarès des 30 nations qui avaient produit le plus de richesses en 2019. Classé 33e en 2018, ce pays a progressé à la 26e place en dépit de tous les problèmes géopolitiques qui l’affectent gravement ,depuis l’arrivée du président américain Donald Trump au pouvoir.

Pour ce qui est du continent africain le résultat est plutôt décevant. Seul le Nigeria, grand producteur de pétrole mais dont l’économie a fait une grande avancée en matière de diversification économique, est parvenu avec un PIB de 445 milliards de dollars, à intégrer ce peloton des 30 pays les plus nantis de la planète.

Avec un PIB de 174 milliards de dollars qui représente à peine 1/3 du PIB du 30é pays les plus riches que sont les Émirats Arabes Unis, l’Algérie a, à l’évidence, beaucoup de progrès à faire, ne serait que pour prétendre intégrer cet honorable peloton. Il est tout de même regrettable de constater qu’un pays aussi bien doté en ressources humaines et matérielles que l’Algérie, produise beaucoup moins de richesses que certains pays (Émirats arabes, Nigeria, Égypte, Turquie..) ou, pire encore, que certaines firmes internationales comme (Walmart 501 milliards de dollars), Shell (312 milliards), Toyota (265 milliards) Apple (229 milliards de dollars), Samsung (212 milliards), Exxon Mobil (244 milliards), pour ne citer que ces quelques sociétés. Avec son niveau actuel de production de richesses (174 milliards de dollars en 2018), l’Algérie peut tout juste prétendre à la 86è ou 87é place d’un classement économique mondial. Un gros problème de gouvernance se pose à l’évidence à l’Algérie qui a dépensé des centaines de milliards de dollars pour n’obtenir en fin de compte que de piètres résultats. Des réformes économiques et institutionnelles s’imposent pour remettre l’économie algérienne sur rails, mais leurs mises en œuvre ne sera possible qu’au terme de la résolution de la crise politique qui bloque aujourd’hui toute initiative en la matière.

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