L’UGTT met en garde contre « la concentration des pouvoirs entre les mains du président » et réclame un gouvernement

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Tunisie Tribune (concentration des pouvoirs) – L’UGTT considère ce vendredi 24 septembre que « le décret-présidentiel n’o 117 émis avant-hier mercredi par Kaïs Saïed, constitue un début de clarification de la feuille de route en ces circonstances critiques dans le pays ».

Dans un communiqué rendu public sur son site officiel, la centrale syndicale déplore que ledit décret ne détermine pas la durée de l’état exceptionnel annoncé le 25 juillet, rejetant que « ces dispositions exceptionnelles se poursuivent et s’éternisent ».

L’influente organisation réitère, par ailleurs, son appel à « la formation d’un gouvernement doté des pleins pouvoirs, en capacité de faire face à une situation compliquée que la situation exceptionnelle a rendue encore plus inextricable ». « Un gouvernement qui consacre la continuité de l’Etat en matière de mise en exécution de ses engagements, et conventions avec les partenaires sociaux ».

Al-Itihad réitère son avertissement quant à « l’exacerbation des deux crises économique et sociale, en l’absence d’une volonté, de conceptions et de programmes, et concomitamment avec une conjoncture régionale et internationale asphyxiante, influençant, d’une manière négative, la situation interne ».

Le Bureau exécutif met en garde, également, contre « la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la république, en l’absence de structures constitutionnelles régulatrices », considérant la constitution comme « un point de départ et un référentiel fondamental, en attendant un référendum sur son amendement, devant être le résultat d’un large dialogue ».

L’organisation appelle « à ne pas limiter les réformes aux formalités, et à la refonte du régime politique et électoral seulement, mais devra toucher tous les dispositifs qui se sont usés et ont été détruits, d’une manière méthodique, tout au long de décennies ».

« L’amendement de la constitution et du code électoral est une affaire intéressant l’ensemble des composantes de la société », souligne-t-elle, récusant que « le chef de l’Etat accapare l’amendement, ce qui constitue un danger pour la démocratie ». « Il n’y a pas de solution pour la sortie de la crise actuelle, sauf la concertation, la démarche participative et le dialogue, sur la base des principes nationaux, et de la souveraineté de la Tunisie », recommande-t-elle.

L’organisation « s’étonne de l’absence de prémisses ou de mesures claires en vue de mettre fin à l’impunité dans les crimes de corruption, de terrorisme, d’enrôlement, et du fait que le rapport de la Cour des comptes ne soit pas activé au sujet des crimes électoraux, ainsi que le rapport de l’inspection générale du ministère de la Justice, sur les violations en matière de justice et d’affaires de terrorisme ».

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