Hatem Ben Salem se paye Lassâad Yaâcoubi

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Tunisie Tribune (Hatem Ben Salem) – L’ancien ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, est revenu, lors de son intervention ce soir du vendredi 12 novembre 2021, sur Attessia TV, sur le drame qui a eu lieu cette semaine dans un lycée à Ezzahra lorsqu’un élève a attaqué son professeur au couteau lui causant de graves blessures.

Hatem Ben Salem a souligné que la violence dans le milieu scolaire n’est pas nouvelle mais que le phénomène s’est amplifié atteignant des proportions plus graves du fait de la faiblesse de l’autorité de tutelle qui a perdu tout contrôle sur le secteur éducatif.

« De nouveaux acteurs, qui sont en fait anciens mais dont le poids a augmenté, sont entrés en scène et cantonné le ministère à un rôle de figurant. Par exemple les syndicats et les nombreux ministres qui se sont succédé ont fait que le pouvoir éducatif a perdu de son rayonnement et donné au final une mauvaise image de cette institution. Aussi il ne faut pas oublier l’environnement qui a un impact direct sur ce qui se passe au sein des écoles » a déclaré l’ancien ministre.

Hatem Ben Salem a ensuite accusé le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi, d’être à l’origine de la médiocrité qui gangrène le secteur.

« Ce secrétaire général élu pour la vie a politisé le syndicat et cette médiocrité qui n’a eu de cesse de s’ancrer a rendu toutes les pratiques possibles ; on limoge des inspecteurs on décrète des grèves, le pouvoir éducatif a été laminé et l’administration bafouée. Dans le secteur il y a neuf syndicats, huit travaillent à défendre les acquis et un syndicat est politisé et prend ses instructions de partis politiques précis. Ce syndicat entrave le travail de chaque ministre nommé à la tête du département, c’est devenu systématique. Je ne parle donc pas de tous les syndicats mais d’un syndicat et d’une personne et je ne dis pas qu’il y a un lien direct avec ce qui s’est passé mais c’est toute cette ambiance qui a conduit à cette médiocrité » a-t-il poursuivi.

Hatem Ben Salem a souligné que du temps de Bourguiba il y avait une volonté politique forte autour de l’éducation et que tous les moyens étaient alloués à cette fin. « Les choses ont depuis changé et ce sera pire à l’avenir car personne parmi nos dirigeants n’est venu dire que l’éducation est sa priorité, personne. A chaque fois que l’éducation est politisée, que le ministère faiblit, des drames arrivent » a-t-il conclu.

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