Tunisie-Tribune (l’affaire « Instalingo ») – La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a reporté, mardi, l’examen de l’affaire « Instalingo » au 26 décembre, à la demande de la défense, et afin de faire comparaître l’accusé Achref Khadhraoui, détenu, ainsi que de convoquer les prévenus en liberté, a-t-on appris de source judiciaire.
La cour a également décidé de commettre un avocat d’office pour l’accusé Yahya Khili, en détention, et de désigner un expert pour l’audition de l’accusée Chadha Hadj Mbarek. Toutes les demandes de mise en liberté ont été rejetées, selon la même source.
Le 5 février 2025, la 2e chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis avait prononcé en première instance des peines allant de 5 à 54 ans de prison, assorties de confiscations de biens et d’amendes, contre les 41 prévenus.
L’affaire implique des agents de sécurité, blogueurs, journalistes, hommes d’affaires et responsables politiques, parmi lesquels le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi et l’ancienne cheffe de cabinet Nadia Akacha.
La société Instalingo, basée à Kalâa Kebira (Sousse) et spécialisée dans la création de contenu numérique, avait été perquisitionnée le 10 septembre 2021 après des soupçons d’atteinte à la sûreté de l’État, de blanchiment d’argent et de diffamation sur les réseaux sociaux.




























































