Tunisie Tribune (ONU)- Les Nations Unies et leurs partenaires espèrent fournir une aide humanitaire à 160 millions de personnes cette année, a indiqué, vendredi la numéro deux de l’ONU.
Il s’agit du « chiffre le plus élevé », a souligné la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, lors d’un débat du Conseil de sécurité portant sur la protection des civils et la préservation de l’espace humanitaire et présidé par le Ministre des affaires étrangères français, Jean-Louis Le Drian. La France occupe la Présidence tournante du Conseil de sécurité en juillet.
Mme Mohammed, qui s’exprimait au nom du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exhorté le Conseil de sécurité « à prendre des mesures fortes et immédiates » pour soutenir les « nombreuses résolutions » que l’organe onusien a adopté pour assurer la protection des civils, des travailleurs humanitaires et de la santé, et de l’espace humanitaire.
« Partout dans le monde, les incidents de sécurité affectant les organisations humanitaires ont décuplé depuis 2001 », a dit Mme Mohammed. « Ces incidents comprennent des fusillades, des agressions corporelles et sexuelles, des enlèvements et des raids », a-t-elle précisé.
Parallèlement, l’ONU souligne qu’il devient de plus en plus difficile de fournir une aide humanitaire aux personnes dans le besoin, comme l’ont montré les récentes crises dans la région éthiopienne du Tigré, en Afghanistan ou au Yémen.
« Nos agences humanitaires négocient souvent avec des gouvernements ou des parties au conflit qui sapent ou rejettent complètement leur travail », a déploré Mme Mohammed. « Nous ne connaissons que trop bien les nombreuses stratégies qu’ils utilisent, des restrictions sur les mouvements du personnel et des fournitures humanitaires aux longues procédures pour délivrer des visas et autorisations douanières, en passant par les retards aux points de contrôle et les taxes et redevances élevées prélevées sur les fournitures humanitaires ».
L’ONU a appelé les gouvernements à créer des systèmes permettant de « soutenir l’aide plutôt que de la bloquer ». Si les Etats doivent prendre des mesures pour lutter contre le terrorisme, ils doivent également s’assurer que leurs efforts dans ce domaine ne sapent pas les opérations humanitaires.
























































