Le procès de la sombre Affaire de feu Maître Monjia Manaï fixé au 15 mai… Les suspects maintenus en détention

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  • Une tragédie où l’appât du gain aurait conduit au matricide
  • La découverte macabre d’un corps entièrement nu et portant les traces de brûlures profondes
  • Voire un procès qui s’annonce comme l’un des plus sombres de la décennie.

Tunisie-Tribune (Affaire Monjia Manaï) – Le feuilleton judiciaire de l’assassinat de l’avocate Monjia Manaï vient de franchir une étape décisive. La Chambre criminelle auprès du Tribunal de première instance de Tunis a tranché ce vendredi : aucune mise en liberté ne sera accordée. Le rendez-vous est pris pour le 15 mai prochain, date d’un procès qui s’annonce comme l’un des plus sombres de la décennie.

Le refus catégorique de la justice

Réunie ce vendredi, la Chambre criminelle a examiné l’ensemble des demandes de remise en liberté déposées par les avocats de la défense. Face à la gravité des faits et à la nature criminelle du dossier, le tribunal a opposé un rejet total. Cette décision confirme la volonté de la justice de maintenir sous les verrous les protagonistes de ce drame familial avant l’ouverture officielle du procès, prévue pour le 15 mai 2026.

Les accusés devront répondre de chefs d’inculpation extrêmement lourds : « meurtre avec préméditation » et « complicité », conformément au renvoi de la Chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis.

Rappel des faits : macabre découverte à La Manouba

L’affaire remonte à la découverte d’un corps qui avait plongé la Tunisie dans la stupeur. La victime, Monjia Manaï, une avocate respectée, avait été retrouvée gisant dans un canal à La Manouba. Les détails du constat médico-légal étaient insoutenables : le corps était entièrement nu et portait les traces de brûlures profondes, une mise en scène atroce visant probablement à effacer toute trace d’identité ou de preuve.

L’enquête, menée avec célérité, a rapidement permis de lever le voile sur un scénario digne d’un thriller noir, où les suspects ne sont autres que les membres du premier cercle de la victime.

Au Banc des accusés : Une famille de l’élite dans la tourmente

Ce qui choque l’opinion publique dans cette affaire, outre la violence du crime, c’est le profil social des suspects. Le box des accusés réunit en effet :

  • Le premier fils : Ingénieur de profession.

  • Le second fils : Médecin.

  • L’ex-époux : Un homme d’affaires influent.

  • Un quatrième complice : Un employé d’une station de lavage automobile, soupçonné d’avoir aidé à l’exécution ou au transport du corps.

Le mobile : Le poison du conflit financier

Selon les éléments du dossier d’instruction, l’amour filial et les liens du mariage auraient volé en éclats sur l’autel de l’argent. Un différend financier profond opposant l’avocate à son ex-mari et à ses propres enfants serait le mobile principal de ce passage à l’acte prémédité. Une tragédie où l’appât du gain aurait conduit au matricide.

Une profession en deuil et en attente de justice

Le barreau tunisien suit de très près cette affaire. Au-delà du drame familial, c’est l’assassinat d’une auxiliaire de justice qui est jugé. Le procès du 15 mai devra faire la lumière sur le rôle exact de chacun dans cette nuit d’horreur et déterminer si, effectivement, le sang a coulé pour des questions de patrimoine.

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