Animaux, visiteurs, tonnes de fumier… Le Salon international de l’agriculture en cinq chiffres

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Tunisie-Tribune (Salon international de l’agriculture) – Le Salon international de l’agriculture ouvre ses portes, samedi 21 février 202, à Paris Expo Porte de Versailles. Jusqu’au 1er mars, ce sont près de 650 000 visiteurs qui vont se presser à travers les huit pavillons d’exposition. Présentation de l’événement en cinq chiffres clés.

« L’Agriculture vous tend les bra« . Le thème choisi pour la 57e édition du Salon international de l’agriculture (SIA), qui aura lieu du 22 février au 1er mars à Paris Expo Porte de Versailles, donne le ton. Celui d’une vaste opération séduction à l’égard des jeunes actifs, à l’heure où le secteur souffre – entre autres – d’un manque de main d’œuvre. Le nombre d’agriculteurs en France – 448 500 en 2018 – est en baisse constante depuis quarante ans, et 70 000 postes sont actuellement non pourvus dans le secteur.

Pour tenter de susciter des vocations, ils seront, cette année encore, plus de 1 000 exposants, venant de 24 pays différents, à présenter leur activité et leurs produits, rassemblés sur une surface de 140 000 mètres carrés (soit vingt terrains de football).

Une démarche dont le coût pour l’agriculteur exposant est souvent ignoré du grand public. Selon des informations de l’hebdomadaire consacré à l’économie et aux technologies dans le monde industriel, L’Usine Nouvelle, le prix de la présence au Salon de l’agriculture varie en fonction du nombre de mètres carrés occupés. Un stand de 10 mètres carrés peut valoir jusqu’à 10 000 euros, comprenant le prix de l’emplacement, les frais d’inscription, de parking, d’électricité et d’eau, et éventuellement du mobilier. Un budget favorisant davantage les gros exploitants que les petits paysans.

L’enjeu de l’événement ? Se montrer au grand public, aux médias, et rencontrer de potentiels clients, en France comme à l’étranger. Une stratégie qui a de beaux jours devant elle : retour sur cinq chiffres témoignant d’un engouement constant pour « la plus grande ferme de France ».

  • De 620 000 à 650 000 visiteurs

C’est la fréquentation attendue cette année. En 2019, la 56e édition du Salon international de l’agriculture avait brassé très exactement 633 213 visiteurs, dont 37 950 visiteurs professionnels.

Le record de fréquentation du SIA a été atteint, en 2014, avec pas moins de 703 407 visiteurs. Un chiffre inégalé depuis. Toutefois, chaque année, et depuis dix ans, ce sont au moins 600 000 personnes qui passent les portes de Paris Expo pour venir à la rencontre des agriculteurs français, et d’ailleurs.

  • 4 000 animaux de près de 400 races différentes

Au cœur de l’effervescence, 4 000 animaux seront présentés au public. Des animaux de diverses espèces (bovins, ovins, porcins, caprins, équins, asins, volailles, lapins et même chiens et chats), dont près de 400 races sont représentées.

Parmi eux, 2 700 participeront au concours général agricole, qui fête cette année ses 150 ans. Les animaux admis y sont jugés sur leur morphologie et la conformation de celle-ci au standard de leur race, dans le cadre d’une « démonstration de l’excellence de la génétique française », précise le site du Salon.

  • 40 000 à 50 000 litres de lait de vache

Les neuf jours de salon ne sont en rien des vacances pour les animaux. Pas question, durant l’événement, de cesser de les exploiter. En témoigne la salle de traite, qualifiée, par le SIA d' »incontournable ». Ici, 500 vaches laitières, de 14 races différentes, ont été dépêchées sur place pour donner leur lait. Du lait récolté sur place, dans des proportions allant de 40 000 à 50 000 litres sur neuf jours (soit entre 4 500 et 5 500 litres par jour), par la laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel (Orléans).

  • 230 tonnes de paille et 100 tonnes de foin acheminées jusqu’à Paris Expo

Sous forme de ballots d’une trentaine de kilos, la paille et le foin, originaires du sud-est de la France et du Jura, sont acheminés quotidiennement au sein de parc des Expositions de la Porte de Versailles par une entreprise spécialisée du Val-de-Marne (Île-de-France), pour recréer le milieu « naturel » des animaux présentés.

  • Environ 680 tonnes de fumier

La paille utilisée quotidiennement par les bêtes présentes sur le salon est enlevée par cette même entreprise et transformée en fumier. Cette matière organique issue des déjections d’animaux sert ensuite de fertilisant pour le secteur agricole. Parmi ces 680 tonnes de fumier ainsi produites à chaque édition du salon, 250 sont retraitées pour la production de biogaz.

Avec France 24

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