Le ministre de l’Agriculture appelle à accélérer la mobilisation des financements climatiques au profit des projets prioritaires

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Tunisie-Tribune (financements climatiques) – Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche prépare, avec les structures nationales concernées, un portefeuille de projets destinés à mobiliser des financements climatiques internationaux.

L’objectif est de soutenir l’adaptation des secteurs agricole, hydraulique et maritime aux changements climatiques, tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réponse aux pertes et préjudices.

Cette démarche a été examinée lors d’une réunion présidée par le ministre Ezzeddine Ben Cheikh, consacrée aux mécanismes du Fonds vert pour le climat (GCF) et du Fonds permettant de faire face aux pertes et préjudices (FRLD).

La réunion s’inscrit dans les efforts du ministère pour mobiliser des ressources internationales et améliorer la capacité des structures nationales à bénéficier des mécanismes de financement climatique.

Les interventions ont présenté les objectifs des deux fonds, leurs domaines d’intervention ainsi que les conditions et les procédures d’accès aux ressources disponibles. L’enjeu est de constituer un ensemble de projets susceptibles d’être développés et financés, répondant à la fois aux besoins nationaux et sectoriels et aux critères des fonds internationaux.

Les participants ont également souligné le rôle de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), présentée lors de la réunion comme une structure nationale accréditée auprès du Fonds vert pour le climat. Elle est appelée à contribuer à la mobilisation des financements et à accompagner les organismes nationaux dans la préparation de leurs projets.

Les discussions ont abordé les conséquences des changements climatiques sur l’agriculture, les ressources hydrauliques, les forêts et les activités maritimes.

La hausse des températures, la diminution des précipitations et la répétition des épisodes de sécheresse, de chaleur et d’inondation accentuent les pressions sur les ressources en eau, l’irrigation, les terres agricoles et les pâturages, selon les éléments présentés.

Les échanges ont également porté sur les effets de ces phénomènes sur l’élevage, les cultures stratégiques, les forêts, les écosystèmes et les ressources marines, ainsi que sur la pêche et l’aquaculture.

Les données exposées ont mis en avant la nécessité de privilégier des projets fondés sur des connaissances scientifiques et des études techniques. Ces projets doivent contribuer à renforcer la résilience des secteurs concernés, à protéger les ressources naturelles et à soutenir la sécurité alimentaire, tout en réduisant les émissions, les pertes et les préjudices.

Transformer la recherche en projets concrets

Ezzeddine Ben Cheikh a appelé à renforcer la place de la recherche scientifique dans la définition des priorités et la conception des projets.

Il a recommandé de travailler avec l’APIA pour traduire les résultats des recherches en propositions clairement définies, étudiées et susceptibles d’être financées puis mises en œuvre.

Le ministre a également insisté sur la valorisation des études consacrées aux changements climatiques, afin d’en tirer des solutions et des applications répondant aux besoins réels de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.

Dans cette perspective, il a demandé de renforcer les systèmes de données, d’évaluation et d’analyse relatifs aux pertes et préjudices.

L’APIA a été invitée à renforcer son rôle d’information, d’orientation et d’accompagnement auprès des structures concernées et des porteurs d’idées de projets.

Cet appui doit leur permettre d’améliorer leurs propositions, d’accroître leur degré de préparation et de satisfaire aux conditions et aux critères d’accès aux mécanismes internationaux de financement climatique.

Le ministre a également préconisé une coordination accrue avec les bailleurs de fonds et les partenaires techniques et financiers. Il a souligné la nécessité d’accélérer la mobilisation des dispositifs disponibles, tout en veillant à présenter des projets réalistes, réalisables et directement liés aux besoins des secteurs.

Remerciant le ministère de l’Environnement et les différentes structures participantes, il a insisté sur la complémentarité des interventions et la coordination entre ministères pour développer des projets conformes aux priorités nationales.

La pêche et l’aquaculture parmi les priorités

Le ministre a demandé d’intégrer et de développer des projets propres à la pêche et à l’aquaculture dans le portefeuille des priorités climatiques.

Cette orientation tient compte de la sensibilité des ressources marines et des écosystèmes aux changements climatiques. Elle vise à faire ressortir les besoins de ces activités dans la préparation des demandes de financement.

À l’issue de la réunion, les participants ont convenu de poursuivre la coordination entre le ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Environnement et les autres structures nationales concernées.

Le travail doit porter sur l’élaboration de notes conceptuelles et le classement des idées de projets en fonction de leur priorité, de leur degré de préparation et de leur capacité à obtenir un financement. À ce stade, les conclusions présentées concernent donc la préparation du portefeuille national.

La réunion a rassemblé des cadres et des responsables du ministère de l’Agriculture, des représentants du ministère de l’Environnement ainsi que des structures chargées du financement, des investissements, de la production agricole, de l’eau, des forêts, de la pêche et de l’aquaculture.

Les domaines de l’agriculture biologique, du génie rural, des études et du développement, de la recherche, de l’enseignement supérieur agricole et de la coopération internationale étaient également représentés.

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