ARP (en vidéo) : Hichem Mechichi présente le bilan de son gouvernement depuis son investiture

0

Tunisie-Tribune  (Mechichi présente le bilan de son gouvernement) – Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a présenté au Parlement, le bilan de son gouvernement depuis son investiture, ce samedi 28 novembre 2020 au démarrage des travaux de la plénière consacrée à la discussion du projet de loi de Finances de l’année 2021.

ses engagements formulés en septembre quand le Parlement lui avait accordé sa confiance. « J’avais promis que ce gouvernement sera celui du labeur et des réalisations et qu’il donnera la priorité à l’efficacité à travers la mise en œuvre d’une stratégie audacieuse et de solutions innovantes », a-t-il indiqué notant que son équipe était toujours là à mener le même combat et accomplir ses promesses.

« Nous continuerons à agir avec la même audace, une volonté plus grande et une foi plus solide en la transition démocratique et en la nécessité de consacrer la Constitution de 2014 et ses institutions », a-t-il ajouté soulignant qu’en trois mois son gouvernement avait assumé toutes ses responsabilités et en premier la lutte contre la pandémie Covid-19.

Hichem Mechichi a assuré, dans ce sens, que l’Etat avait fait de la santé des Tunisiens une priorité absolue avant d’exprimer ses condoléances aux familles des victimes du Covid-19 et souhaiter un prompt rétablissement aux patients.

« Votre Etat ne ménagera aucun effort pour vous assurer les soins nécessaires. Nous puiserons les moyens dont nous aurons besoins depuis le budget et grâce à l’appui des citoyens et citoyennes », a avancé le chef du gouvernement saluant, par la même occasion, les efforts du corps médical, des forces de sécurité et de l’armée tunisienne.

Il a, également, présenté ses respects à toutes les personnes qui ont appliqué avec rigueur les mesures de prévention déployées par le gouvernement pour se protéger et protéger leurs siens appelant à plus de rigueur dans l’application du protocole sanitaire afin d’avancer dans la lutte contre la pandémie Covid-19.

Rappelant que son gouvernement avait mis en place une stratégie axée, d’une part sur la protection des citoyens face à la pandémie Covid-19 et d’autre part sur la garantie de leur gagne-pain en préservant un seuil minimal d’activité économique pour appuyer les efforts de l’Etat dans la préparation de l’après-Covid, Hichem Mechichi a déploré le cumul de problèmes auxquels le gouvernement doit faire face, notamment l’instabilité politique et la gestion de la transition démocratique en plus de la crise socio-économique, qui ont entravé la satisfaction des attentes des Tunisiens

« La pandémie n’est pas l’unique responsable de la dégradation de la situation socio-économique. Cette situation est le fruit de choix et de décisions politiques dépourvus d’une réelle volonté de rompre avec un endettement irresponsable et un populisme abusif », a soutenu le chef du gouvernement avant d’ajouter : « Nous sommes tous responsables de la situation actuelle et nous devons corriger les répercussions des politiques (antérieures) erronées ».

Notant que le projet de loi de Finances de l’année 2021 n’était que le résultat de ces politiques, Hichem Mechichi a avancé que ce même projet de loi comprenait, toutefois, des solutions audacieuses élaborées par son gouvernement.

« Le projet de loi de Finances de l’année 2021 est celui de la responsabilité, de l’audace ! Il est la loi de l’honnêteté, de la vérité, de la réalité des chiffres et du quotidien des citoyens», a-t-il relevé.

« La solution, c’est ici et maintenant. La solution est dans un Etat responsable, constructif et qui investit ». « La Loi de finances que nous discuterons à compter d’aujourd’hui peut ne pas faire l’objet d’un consensus, mais cela ne peut être que positif et symbole de divergences constructives et d’un système de gouvernance nouveau que la Tunisie a adopté. Un système pluraliste et participatif», a indiqué Hichem Mechichi avant de noter que l’époque des chiffres et de prévisions irréalistes est révolue.

Appelant les députés à mettre l’intérêt du pays au-dessus de tout, il a assuré que son gouvernement ferait tout pour pallier les obstacles et les difficultés quelle que soit leur nature.

« Le projet de loi de finances que vous avez entre les mains a été élaboré avec beaucoup de réalisme pour être un premier pas vers le changement (…) Il vise à arrêter l’hémorragie des finances publiques et appuyer l’investissement ».  

Affirmant que l’activité économique pourrait connaître un léger regain en 2021, Hichem Mechichi a indiqué que son gouvernement s’était basé sur des prévisions de 4% pour le taux de croissance et 45 dollars pour le prix de baril de pétrole dans l’élaboration du projet de loi de finances 2021.

Il a ajouté que le gouvernement avait prévu une réduction de 1,6% des dépenses pour stopper l’hémorragie des finances publiques et un examen approfondi des finances des entreprises publiques avec un engagement de publier en toute transparence les rapports y afférents.

Evoquant le système des subventions, Hichem Mechichi a assuré que son gouvernement avait planifié une réforme globale s’appuyant sur le digital afin que ces aides soient attribuées à ceux qui en ont vraiment besoin.

Il a réitéré la nécessité d’intégrer l’économie informelle de façon fluide dans le système économique structuré et de réformer le système de fiscalité et de l’administration tunisienne et l’encouragement de l’épargne, de l’investissement et de la stratégie de dechasing.

Selon le locataire de la Kasbah, le gouvernement va œuvrer à augmenter les revenus de l’Etat de 9,2% en mobilisant des ressources fiscales à hauteur de 12,6% à travers un combat acharné contre l’évasion fiscale et une simplification et uniformisation (18%) des taux d’imposition sur les entreprises.

« Nous sommes convaincus qu’une reprise économique ne peut se faire sans que l’Etat n’apporte sa contribution dans l’investissement. C’est pourquoi, nous avons réussi, en dépit des circonstances, à augmenter de 4,5% les dépenses en lien avec l’investissement », a-t-il fait savoir notant, toutefois, que plusieurs obstacles – de nature administrative, foncière, sociale et régionale – conjugués au manque de coordination et la mauvaise gouvernance, freinent toujours la réalisation de certains projets.

Le chef du gouvernement a conclu en évoquant l’initiative de dialogue social et économique assurant qu’il restait ouvert à toute autre initiative constructive basée sur le dialogue.

 

 

Source : N.J /BN

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here