Rafik Abdessalem : « Saied ne distingue pas entre ses émotions et la gestion des affaires de l’Etat »

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Tunisie Tribune (Rafik Abdessalem)- Le dirigeant nahdhaoui par ailleurs gendre du « doux » Rached Ghannouchi, a critiqué dans un statut rendu public le 12 juin 2021, la performance du président de la République Kais Saied en cinq points.

Monsieur Rafik a déclaré que Saied « prouve à chaque fois qu’il ne s’élève pas au niveau du poste et des responsabilités que le peuple lui a confié, car il ne fait tout simplement pas la différence à ce jour entre ses sentiments privés et sa colère ainsi que les exigences de la gouvernance et la gestion des affaires de l’État».

Ajoutant que sur le plan de la forme, le président de la République ne doit pas adopter un ton nerveux et coléreux jusqu’au bégaiement et à la perte de concentration linguistique.

Estimant qu’un homme d’Etat est censé être perspicace et calme, distinguant entre les affaires personnelles et le contexte général.

2-Impasse politique? C’est la faute à Kais Saied !

Concernant la détérioration de la situation politique en Tunisie, Bouchleka a tenu Saied responsable de cette impasse et ce en raison de son opposition au gouvernement qu’il a lui-même désigné d’autant plus qu’il n’avait pas signé le projet de loi portant création de la Cour Constitutionnelle en usant à « des ruses juridiques ».

3-Ingérence de Saied dans le secteur judiciaire :

Monsieur Rafik a déclaré que le président de la République a sollicité le ministère public pour régler ses comptes avec ses opposants.

Evoquant dans ce contexte, que le président Macron a reçu une gifle d’un citoyen : Une violence phyiqisue et pourtant ! Le président français n’a pas réagi et n’a pas demandé l’intervention du ministère public.

4- Saied admet ne pas envoyer les correspondances à l’ARP:

La “voix de la sage” a indiqué que Saied vient d’admettre hier qu’il n’a pas encore envoyé les demandes de levée de l’immunité et que c’est une reconnaissance claire et explicite de sa part, que la liste n’est pas encore parvenue à l’ARP.

5- Kais Saied psychorigide:

« Monsieur le Président, la première étape pour remplir ses obligations constitutionnelles est de ratifier le projet de loi de la Cour constitutionnelle, d’arrêter de perturber les institutions, d’envenimer la situation, d’investir dans les crises et d’insister pour trouver des opportunités d’attaquer la constitution et de perturber les institutions » a-t-il précisé.

En effet, l’approbation du projet de la loi portant sur la Cour Constitutionnelle demeure une cause centrale du conflit, ajoutant que c’est un pilier essentiel du système démocratique, pourtant vous insistez sur la tergiversation et l’évasion.

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