Berd : Le redressement de l’économie tunisienne dépendra des réformes

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Tunisie Tribune (Berd)- La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) vient de réviser à la hausse ses perspectives économiques régionales pour les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (SEMED) dans une analyse qu’elle a publiée aujourd’hui mardi 29 juin 2021.

Ces derniers devraient connaître, d’après l’analyse, une croissance de 3,5% en 2021. La Berd s’affirme également confiante pour 2022 avec une hausse prévue de 4,6% à condition que les économies de la région soient soutenues par des réformes structurelles, une reprise des investissements étrangers et des flux commerciaux plus importants.

Les perspectives économiques régionales de la Berd détaillent les cas de l’Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Tunisie.

Selon l’institution financière internationale, l’Égypte est l’un des rares pays au monde à avoir enregistré une croissance économique au cours de l’année 2020 (+ 1,5%). Elle devrait se poursuivre en 2021 (+4,2%) et en 2022 (+5,2%).

Le Liban détonne dans ces perspectives pour la région SEMED. Chute du tourisme, diminution des entrées de capitaux, baisse de la demande des exportations, déraillement de la mise en œuvre des réformes structurelles, continuent de miner le pays, indique la Berd.

La Banque souligne que pour le Maroc, le recul de 6,3% de l’économie en 2020 ne serait plus qu’un mauvais souvenir. En 2021, le Royaume chérifien devrait connaître une croissance de 4,5% grâce à une bonne campagne de vaccination permettant un retour à une forte fréquentation touristique, ainsi qu’à la reprise attendue en Europe, son principal partenaire commercial, et le renforcement des exportations.

En revanche, la Berd précise que l’économie tunisienne devrait rebondir de 2,7 % en 2021 et de 2,9 % en 2022. Ceci se réalisera à la faveur de meilleures conditions météorologiques pour l’agriculture, notamment la production d’huile d’olive, mais aussi du rythme de la vaccination contre la Covid-19, qui permettra la réouverture de l’économie, notamment du secteur touristique.

Un redressement fort et durable de l’économie tunisienne dépendra toutefois des réformes, le resserrement budgétaire étant susceptible de freiner la vigueur de toute reprise, a affirmé la banque.

La Tunisie a vu son économie se contracter de 8,8 % en 2020, a rappelé l’institution tout en notant que le ralentissement s’est poursuivi au premier trimestre de 2021, le PIB ayant reculé de 3 % en glissement annuel.

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