Cinq partis réfutent la version du ministère de l’Intérieur et rejettent la criminalisation de la contestation sociale

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Tunisie Tribune (criminalisation de la contestation sociale) – Le courant démocrate, le parti des travailleurs, Ettakatol, al-Joumhouri et al-Qotb expriment « leur refus catégorique, de la politique de main de fer et les solutions sécuritaires », adoptées par ce qu’ils qualifient, « le pouvoir de Coup d’Etat, face à l’accroissement des mouvements sociaux, du fait de sa totale incapacité à régler la crise économique et ses répercussions ».

Réagissant au communiqué du ministère de l’Intérieur, sur l’arrestation de 12 jeune, pour « formation d’entente criminelle », sur fond de « leurs protestations contre leurs conditions de vie et la marginalisation dont a été victime le jeune Mohamed Amine Dridi », les cinq partis affirment « leur soutien total aux revendications des catégories faibles et marginalisées et leur refus de la criminalisation des contestations sociales ».

Les cinq partis pointent « la confusion et la contradiction dans la version du ministère de l’Intérieur et des autorités des événements, entre le fait d’exclure la version de la population, l’arrestation du maire, et l’octroi à la famille de la victime d’une autorisation de projet, en arrivant aux arrestations opérées parmi les jeunes de la région ».

Ils dénoncent, par ailleurs, le fait que « le ministère de l’Intérieur adopte un ancien discours, fondé sur la menace, et la fabrication d’accusation, ce qui augure du retour de l’Etat policier et ses pratiques dédaignées ».

Les formations politiques font assumer « au régime du 25 juillet et son discours populiste l’entière responsabilité de la dégradation de la situation générale dans le pays, ainsi que de la situation socioéconomique, avec les dangers qu’elle soit immaitrisable et ses menaces pour la paix civile ».

Les partis en question expriment leur « totale solidarité avec les jeunes arrêtés et réclament leur remise en liberté et l’arrêt de toutes les poursuites à leur encontre ».

Le ministère de l’Intérieur avait indiqué, hier, dans un communiqué, avoir arrêté des « jeunes délinquants » ayant avoué avoir reçu de l’argent « pour semer le trouble et attiser la situation ».

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