Tunisie Tribune (LTDH) – Le président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, Bassem Trifi, a dénoncé ce mardi 21 février, « une campagne orchestrée menée actuellement contre toutes les voix libres et que la LTDH relève quotidiennement de nouvelles formes de violations ».
Dans l’émission Midi Show sur Mosaïque fm, il a souligné que « les récentes interpellations et les placements en dépôt de personnalités politiques ou de journalistes n’ont rien à voir avec la reddition des comptes ou la lutte contre la corruption, c’est un règlement de comptes pur et simple qui ne vise que les opposants de Kais Saïed », a-t-il dit.
Bassem Trifi a aussi souligné que toute personne qui a une opinion hostile au processus politique du président de la République, Kais Saïed, est accusé de complot contre la sécurité de l’Etat.
« La situation est devenue alarmante. La Tunisie d’aujourd’hui n’est pas un Etat démocratique et de droit parce que tous les indicateurs montrent que la dictature est un fait », a-t-il ajouté, indiquant que « la fuite en avant » va mener le pays vers le chaos et l’effondrement.
Trifi a, par ailleurs, annoncé que la LTDH s’est engagée à appuyer l’initiative de l’UGTT et que les parties qui y adhèrent vont élaborer une série de propositions qui touchent le social, l’économique et le politique, qui seront présentées au chef de l’Etat, avant le 20 mars prochain.



























































