Tunisie-Tribune (ARP – Loi de finances 2027) – – À l’approche des premiers arbitrages budgétaires pour l’exercice 2027, le ton se durcit au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Maher Guetari, président de la Commission des finances et du budget au Bardo, a adressé un message sans équivoque à l’exécutif : les députés s’opposeront fermement à toute disposition prévoyant de nouveaux impôts ou taxes supplémentaires dans le projet de loi de finances (PLF) 2027.
S’exprimant sur les ondes de Mosaïque FM, le député a prévenu le gouvernement, et plus particulièrement le ministère des Finances, que le Parlement n’entendait plus faire de la pression fiscale le levier d’ajustement privilégié des équilibres budgétaires de l’État.
Fin de bail pour les prélèvements exceptionnels de 2026
L’un des chevaux de bataille affichés par la Commission des finances concerne l’allègement de la charge fiscale pesant déjà lourdement sur les ménages et les acteurs économiques. Maher Guetari a souligné que les élus s’emploieront activement à réduire cette pression, ciblant nommément les contributions conjoncturelles et exceptionnelles instaurées lors de la loi de finances précédente (LF 2026).
Pour la commission, ces mesures dérogatoires n’ont pas vocation à devenir des mécanismes pérennes. Le mot d’ordre est clair : ces contributions extraordinaires doivent expirer et ne sauraient faire l’objet d’une reconduction tacite dans la maquette budgétaire de 2027.
L’urgence de préserver le tissu des PME
Pour justifier ce verrou parlementaire, Maher Guetari a rappelé la vulnérabilité du secteur productif national. Les petites et moyennes entreprises (PME), qui composent l’écrasante majorité du tissu entrepreneurial tunisien, peinent encore à retrouver une marge de manœuvre financière suffisante après plusieurs années d’inflation, de renchérissement du crédit et de ralentissement de la demande.
Selon le président de la commission, leur imposer de nouvelles charges parafiscales ou directes risquerait de compromettre leur solvabilité, de freiner les investissements et de menacer l’emploi, au lieu de générer des recettes fiscales durables.
Rationalisation des dépenses : Les ministères appelés à la rigueur
Face au refus catégorique d’alourdir la fiscalité, l’équation budgétaire impose désormais de regarder du côté des charges publiques. Maher Guetari a ainsi exhorté le gouvernement à s’attaquer résolument au train de vie de l’État.
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- Le président de la commission a appelé à une discipline stricte sur les dépenses de fonctionnement, plaidant pour une réduction — ou au minimum un gel strict — des enveloppes allouées aux budgets de certains ministères. Pour les parlementaires du Bardo, l’assainissement des finances publiques pour 2027 devra impérativement passer par une rationalisation interne des dépenses étatiques plutôt que par une ponction supplémentaire sur l’économie réelle.
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