Tunisie-Tribune (Déficit budgétaire) – Le projet de plan de développement (2026-2030) vise à ramener progressivement le déficit budgétaire de la Tunisie à environ 3 % et à plafonner l’endettement public à 80 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030.
Ce document stratégique fixe une série d’objectifs quantitatifs majeurs pour les cinq prochaines années : porter le taux de mobilisation des ressources propres de l’État à plus de 80 %, intégrer plus de 50 % du secteur informel dans le circuit économique légal, et généraliser la numérisation des systèmes fiscaux, douaniers et financiers.
Pour y parvenir, le plan prévoit d’importantes réformes financières et structurelles visant à garantir la viabilité budgétaire. Parmi les priorités figurent le redressement des entreprises publiques pour alléger la pression sur le budget de l’État, la refonte du système de subventions via un meilleur ciblage des bénéficiaires réels, et la mise en place d’une gestion budgétaire moderne axée sur la transparence et la comptabilité publique.
Face à des défis de taille, le plan quinquennal mise également sur la modernisation du secteur financier. Il prévoit de renforcer l’apport du secteur bancaire à l’économie réelle et de développer la finance verte et participative en y intégrant les risques climatiques. À l’international, l’État table sur une diversification des financements extérieurs à des conditions préférentielles, optimisée par une numérisation du suivi des projets.
Enfin, les orientations du plan reposent sur un équilibre entre développement économique et impératifs sociaux. Cet axe se traduira par l’accélération de l’inclusion financière, notamment pour les PME et petits promoteurs des régions de l’intérieur, l’intensification des investissements dans le capital humain, ainsi que le renforcement des programmes d’autonomisation économique, d’emploi et de logement social.
























































