Radicalisation des jeunes (ADD) : facteurs déterminants (urbanistiques, économiques, culturels et sociaux…)

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Tunisie-Tribune (ADD) – Les facteurs urbanistiques, économiques, culturels et sociaux ont un rôle déterminant dans la radicalisation des jeunes, tel est le principal constat qui se dégage de l’étude sur « le processus des facteurs majeurs de la radicalisation des jeunes à Zarzouna et Douar Hicher », menée par l’Association pour la promotion du droit à la différence (ADD).

« Ce constat vient corroborer les résultats auxquels sont parvenues plusieurs études statistiques et sociologiques ayant déjà traité ce même phénomène« , a indiqué mardi à l’agence TAP, le président de l’ADD, Habib Amara, en marge de la cérémonie de clôture du projet « Action citoyenne des femmes et des jeunes pour une meilleure prévention de la radicalisation« .

Et d’expliquer que l’observation du phénomène dans les délégations de Zarzouna (gouvernorat de Bizerte) et Douar Hicher (Manouba), a montré que le processus relatif à la déculturation, la rupture générationnelle, la défaillance de l’autorité politique et la globalisation sont à l’origine du phénomène.

L’enquête a, par ailleurs, mis en avant d’autres facteurs jusque là passés sous silence, à l’instar de la bonne gouvernance, la relation qu’entretiennent les jeunes avec la police et la perception qu’ils ont de ce corps dans leurs régions respectives.

Selon la directrice exécutive de l’ADD, Saloua Ben Aissa, il n’existe pas de parcours type prévisible de l’individu radicalisé, mais plutôt, un ensemble de facteurs subjectifs qui agissent mutuellement pour aboutir au risque prononcé de radicalisation.

L’objectif principal de l’étude est de contribuer à une meilleure compréhension des facteurs majeurs conduisant à la radicalisation des jeunes et à évaluer leur perception du phénomène dans une perspective de genre, a-t-elle encore fait savoir.

Et Ben Aissa d’ajouter que les résultats de la recherche serviront à cerner le phénomène et son degré d’imbrication dans les régions cibles avant de passer à l’aspect juridique qui permettra de mettre en oeuvre des actions concrètes pour la lutte contre la radicalisation.

Il s’agit, également, de contribuer dans le cadre la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme à la promotion des initiatives publiques et citoyennes, aussi bien à Douar Hicher qu’à Zarzouna.

A noter que l’ADD qui s’est associée à l’association « Chemin pour la dignité » (ACD) et à l’Association pour le développement des compétences culturelles et civiques des adolescents « ADO+ », a mené cette étude dans le cadre du projet « Action citoyenne des femmes et des jeunes pour une meilleure prévention de la radicalisation« .

L’enquête a été menée entre le 3 février et le 20 février 2017 auprès d’un échantillon de 450 personnes appartenant aux deux délégations ciblées.

Elle a été basée sur les connaissances, les attitudes et les pratiques, tout en prenant en compte les caractéristiques démographiques des zones étudiées.

Créée le 15 avril 2011, l’Association pour la promotion du droit à la différence est une initiative d’un groupe de citoyennes et de citoyens.

Œuvrant à la défense des droits humains, elle a pour mission: la vulgarisation de l’approche « Genre social », le renforcement de la liberté d’expression et l’activation du droit à la différence.

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