Crise migratoire : les 28 Etats européens font désormais bloc face à ce fléau social, que contient l’accord conclu ?

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    • Après une nuit d’échanges tendus sur la Crise migratoire, les 28 dirigeants de l’UE parvIennent à finaliser un accord  qui scelle le principe de la coopération entre les Etats membres

    • Quel accord entre les Etats membres à propos de l’asile en Europe ?

    • Plateformes de débarquements et centres contrôlés ?

Tunisie-Tribune (Crise migratoire) – Vendredi 29 juin 2018, à 4h30 du matin, les 28 dirigeants de l’Union européenne sont parvenus à trouver un accord sur la crise migratoire qui secoue le continent depuis plusieurs années. « Une étape importante » a estimé le président français Emmanuel Macron, qui estime que « la coopération européenne l’a emporté » face à « des décisions nationales qui n’auraient été ni efficaces ni durables ». 

Cet accord acte en effet un principe fondamental et inédit dans la gestion de la crise migratoire: celui de la coopération avec les pays de transit hors de l’Europe, mais aussi et surtout celui de la solidarité entre les pays membres de l’Union européenne, notamment à l’égard des pays d’entrée comme l’Italie, l’Espagne ou la Grèce.

Plateformes de débarquements et centres contrôlés

Ce compromis propose ainsi la création de « plateformes de débarquements » de migrants en dehors de l’Union européenne. Avec pour objectif de dissuader les candidats à l’exil d’embarquer sur des bateaux en direction de l’Europe et de casser les filières de passeurs. Un premier accueil effectué sur place permettra de déterminer lesquels d’entre eux peuvent bénéficier de l’asile.

Pour les migrants qui parviendraient toutefois à quitter le continent africain par la mer et qui seraient secourus dans les eaux européennes, des « centres contrôlés » sont proposés, que les États membres mettraient en place « sur une base volontaire », et où une distinction serait faite « rapidement » entre migrants irréguliers à expulser et demandeurs d’asile légitimes.

Le volontariat, principe de base de l’accord

Les migrants éligibles à l’asile pourraient être répartis dans l’Union européenne, là aussi « sur une base volontaire », répondant ainsi au souhait italien d’une « responsabilité partagée » pour tous les migrants arrivant en Europe. Aucun pays ne sera forcé à accueillir des candidats à l’exil, mais si il refuse, il devra tout de même participer financièrement à la création des centres d’accueil.

L’accord appelle également les États membres à « prendre toutes les mesures » internes nécessaires pour éviter les déplacements de migrants entre pays de l’UE, ces « mouvements secondaires » convergeant souvent vers l’Allemagne, où ils sont au coeur du débat politique qui fragilise Angela Merkel.

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