Loi sur l’audiovisuel : Nouri Lajmi appelle le gouvernement à défendre son propre projet

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Tunisie-Tribune (Loi sur l’audiovisuel) – Le président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HAICA), Nouri Lajmi, a déclaré, mardi 13 octobre, que le report de l’examen de l’amendement du décret-loi 116 sur l’audiovisuel ne signifie pas l’abandon dudit projet.

Il a appelé la présidence du gouvernement à défendre son propre projet soumis au Parlement le 9 juillet dernier.

L’examen du projet d’amendement de la loi de l’audiovisuel était prévu mercredi 14 courant, mais reporté sine die.

Joint par la TAP, Lajmi a indiqué que la HAICA poursuit sa campagne de sensibilisation dans divers moyens d’information, afin d’approfondir la prise de conscience quant aux dangers encourus par l’initiative législative proposée par la Coalition Al Karama au Parlement. Une initiative qui constitue, selon lui, ”une réelle menace pour la démocratie“.

Le président de la HAICA appelle donc les députés à ne pas voter le projet proposé par Al Karama le qualifiant d’anticonstitutionnel. Il se dit par ailleurs étonné de l’absence de décision de la part du Parlement concernant l’initiative gouvernementale de remplacer le décret-loi 116, malgré le fait que le gouvernement avait insisté sur son examen en priorité.

Des structures professionnelles et plusieurs composantes de la société civile continuent à faire pression pour ne pas voter l’initiative législative d’Al Karama (18 élus) de modifier le décret-loi 116.

Lundi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et la Fédération générale des médias ont fait part de leur rejet du projet de loi organique sur la communication audiovisuelle portant amendement du décret-loi 116 et permettant la mise en place de la nouvelle instance constitutionnelle de la communication audiovisuelle (Autorité de la communication audiovisuelle).

Dans une déclaration conjointe, le SNJT et la FGM soulignent que cette initiative législative risque “de légitimer le chaos et d’ouvrir la voie à la corruption et à l’argent suspect pour gangrener davantage le paysage audiovisuel, pourrir la vie publique et porter atteinte aux règles de la concurrence loyale et aux principes de la transparence et de la démocratie”.

A rappeler que la Commission des droits et libertés du Parlement a approuvé le projet en question le 8 juillet dernier.

Les députés d’Ennahdha, Qalb Tounès et Al Karama étaient favorables à l’initiative, alors que le Bloc démocratique s’est abstenu, et le Parti Destourien Libre l’a rejeté.

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