Salem Labiadh fait l’éloge des partis politiques et appelle à faire tomber la loi électorale

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Tunisie Tribune (tomber la loi électorale) – L’académicien et homme politique, Salem Labiadh, s’en prend à l’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), la qualifiant « d’une instance manipulatrice qui a désormais perdu toute crédibilité », face à ses déclarations contradictoires quant à la possibilité ou non pour les partis de se porter candidats aux prochaines législatives.

« Alors que son président a déclaré il y a une semaine, que la loi n’empêche pas les partis politiques à mener des campagnes électorales, son porte-parole annonce, dans une déclaration à la TAP, que les partis ne sont pas autorisés à mener campagne, souligne-t-il.

« Les candidats sont ainsi de simples personnes qui ne représentent pas les partis, mais ne représentent qu’elles-mêmes. Cette duplicité en termes de critères fait que les candidats de l’intérieur sont tenus de présenter 400 parrainages légalisés, alors que les candidats de l’étranger se contentent à envoyer les parrainages par mail, sans légalisation de signature », relève-t-il, pointant « des positions contradictoires et une manipulation de l’action politique ».

Et de poursuivre : « derrière les partis politiques tunisiens, cent ans d’idées, d’organisations, de pratique, de militantisme, de pouvoir et d’opposition. Personne ne pourrait les faire disparaitre, dans la mesure où ils ont traversé les époques politiques, despotiques et démocratiques ; leurs fonctions et rôles sont déterminés selon chaque étape ».

Salem Labiadh considère que « les partis constituent un pilier de la politique et du régime démocratique, et traduisent la différence, la diversité, la liberté d’organisation et l’alternance pacifique au pouvoir ».

« L’instance électorale aurait dû saisir cette vérité claire et manifeste, mais elle a choisi d’être une parenthèse dans un paragraphe dont les lignes sont limitées, intitulé le 25 juillet », ajoute l’académicien.

« La mission urgente devant les partis patriotiques sincères, et les forces de la société civile », est, à ses yeux, « de faire tomber la loi électorale, ayant légalisé la suppression des partis, et de changer l’instance électorale qui s’est tenue à cette loi inique, en lui substituant une instance indépendante et crédible ».

C’est la seule manière « de sauver la Tunisie des amateurs de la politique, l’expérience a montré qu’ils ont accaparé le pouvoir sans programmes ni idées politiques ». (…). « La vie des gens n’est pas un jeu et l’avenir de la patrie et du peuple ne sont pas une gageure dans les paris des néo-anarchistes », conclut-il en substance.

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