Tunisie-Tribune (Bouthaina Nabouli) – Le public du Festival International de Hammamet a assisté dans la nuit du 3 août 2026 à la naissance d’une nouvelle star tunisienne. Bouthaina Nabouli, nom émergent de la scène tunisienne, est apparue, cette année, sur la scène du théâtre de Hammamet pour présenter son propre EP attendu « Doulicha ». Un florilège de paroles attachantes et de sonorités émouvantes ont conquis le public présent.
La nouvelle virtuose a enveloppé le lieu par son charisme et sa voix puissante, vêtue d’une création originale, signée « Benma ».
« Doulicha » signe le démarrage de sa carrière. Le titre, en dialecte tunisien, résonne avec légèreté, incite à une promenade, une balade, ou une traversée. Le terme peut aussi faire référence à une ballade musicale. « Doulicha » en tunisien peut signifier une petite échappée pour se divertir, s’échapper des sentiers spatio-temporels déjà existants. La soirée répond à l’esprit du festival et à sa sacralité de la mémoire, d’où son slogan « Endless Memories ». L’artiste a marqué amplement cette 60ème édition anniversaire, grâce à sa prestation singulière.

Bouthaina Nabouli chante l’appartenance au pays, met en avant sa beauté, ses paysages, ses lieux mythiques, ses références cultes et puise dans l’infini patrimoine du cœur battant de la capitale « l’ancienne médina », ses ruelles, son histoire, architecture, anecdotes, artistes et artisans. Ses coins et recoins légendaires et existants, qui traversent le temps, et les siècles sont infiniment inspirants. La chanteuse a présenté un répertoire inédit, tout en mettant en avant quelques succès qui ont marqué la musique tunisienne traditionnelle et arabe. Bouthaina Nabouli s’est entourée des textes de Syrine Chekili, et des compositions de Kais Mellilti, chef d’orchestre, pour concrétiser ce projet.
La mémoire était au cœur de ce concert. L’artiste a su fusionner des reprises incontournables avec sa nouvelle production. Elle a enchaîné des titres propres à elle tels que « Ness Tkhaf Mel Hob », « Doulicha » et « Al Qalb Ekhtar ». Elle a, par la suite, enchaîné en puisant dans le patrimoine sonore tunisien / arabe, celui de l’iconique Saliha ou Habib Chenkaoui. Salah Farzit et Oum Kalthoum ont été célébrés à travers différentes chansons connues à eux. La mémoire qui traverse amplement la création contemporaine répond à la thématique de la mémoire éternelle prônée par le festival.
Bouthaina Nabouli, fortement émue par autant de monde présent, et par le succès de son premier concert a déclaré aux journalistes toute son admiration, son amour, sa gratitude à l’équipe du FIH, Syrine Chekili, Kais Melliti, les musiciens qui l’entoure, et a rendu hommage à son cher public présent, ses proches et spécialement à sa mère. Un moment phare qu’elle dit avoir attendu depuis longtemps. Mission amplement accomplie dans le beau décor mythique de Hammamet.
Ce soir, 4 août 2026, hommage à Charles Aznavour avec le virtuose libanais Ghassan Yammine. Une grande découverte à l’horizon.
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