Tunisie-Tribune (L’Espagne écarte la Belgique, Lamine Yamal défie les Bleus) – Le choc tant attendu aura bien lieu. Au terme d’un quart de finale haletant disputé au stade de Los Angeles, l’Espagne a validé son billet pour le dernier carré de la Coupe du Monde 2026 en dominant la Belgique (2-1).
La Roja rejoint la France en demi-finale à Dallas pour ce qui s’annonce déjà comme une finale avant la lettre. Élu Homme du Match après une prestation étincelante, le jeune prodige Lamine Yamal a immédiatement lancé les hostilités : « Si la France doit craindre une équipe, c’est nous. »
Le fil d’un match sous haute tension
Le rendez-vous de Los Angeles a tenu toutes ses promesses, basculant d’un camp à l’autre avant la délivrance espagnole :
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30′ | L’Espagne frappe en premier (1-0) : Après un début de match dominé par les Ibériques, Dani Olmo décoche une frappe lourde. Thibaut Courtois repousse, mais Fabian Ruiz, en vrai renard des surfaces, suit parfaitement pour ouvrir le score.
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41′ | L’orgueil des Diables Rouges (1-1) : Juste avant la pause, la Belgique réagit en championne. Sur un centre millimétré, Charles De Ketelaere s’élève plus haut que tout le monde et égalise d’une tête puissante. Un petit événement : c’est le tout premier but encaissé par la Roja dans ce Mondial.
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72′ | Le coup dur pour la Belgique : Alors que le match s’emballe au retour des vestiaires, le rempart belge Thibaut Courtois est contraint de quitter la pelouse sur une blessure musculaire.
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88′ | Merino libère la Roja (2-1) : Entré au pied levé, la doublure belge Senne Lammens multiplie les exploits, mais finit par céder en fin de match. Sur un ultime assaut, il repousse un premier tir avant que le supersub Mikel Merino ne pousse le ballon au fond, scellant la qualification espagnole malgré un dernier arrêt réflexe de Lammens à la 90+7e.
Pour la petite histoire : Le choix de Lamine Yamal qui ne passe toujours pas au Maroc
Au-delà de sa masterclass sur le terrain, la performance de Lamine Yamal ravive inévitablement les braises d’un feuilleton qui a secoué la planète football. Né en Espagne d’un père marocain et d’une mère équato-guinéenne, la pépite de la Masia a longtemps été courtisée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Si le joueur a finalement choisi la Roja, le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, semble avoir encore beaucoup de mal à digérer cette décision.
Dans un entretien accordé au magazine Onze Mondial, le dirigeant marocain a relancé le débat avec une déclaration piquante qui en dit long sur l’amertume persistante du côté de Rabat :
- « Moi, je ne connais pas d’Espagnol qui s’appelle Jamel. Je ne connais aucun joueur, dans l’histoire de l’équipe d’Espagne, qui s’appelle Jamel », a lancé Fouzi Lekjaa, écorchant au passage le prénom de la star.
Une sortie électrique qui montre à quel point le choix de Lamine Yamal (de son nom complet Lamine Yamal Nasraoui Ebana) reste un sujet sensible dans le royaume chérifien. Sentant la polémique enfler, le patron du football marocain a tout de même tenu à tempérer ses propos : « Le choix de Jamel, on l’a respecté, on ne l’a jamais contesté. On n’a jamais changé de comportement envers Jamel, ni sa famille. »
Ironie du destin : alors que le Maroc vient d’être éliminé par la France dans l’autre quart de finale, c’est ce même Lamine Yamal qui se dresse désormais sur la route des Bleus pour venger, à sa manière, ses racines et porter l’Espagne vers le toit du monde.

























































