Italie : De la Colère au Port de Civitavecchia sur fond d’un flou administratif… GNV joue au chat et à la souris avec les vacanciers TRE 

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      • Dernire Minute : Un Communiqué de GNV vient de tomber (au moment de la publication de cet article)…
      • Il annonce qu’une solution a été trouvée et que les voyageurs TRE ont entamé les enregistrements
      • … Avec les excuses de circonstances… 

Tunisie-Tribune (De la Colère au Port de Civitavecchia) – Le retour au pays, tant attendu par nos Tunisiens Résidant à l’Étranger (TRE), a des airs de parcours du combattant cet été. Alors que ces familles sacrifient temps et économies pour passer de courtes vacances en Tunisie, des dizaines d’entre elles se sont retrouvées prises au piège au port de Civitavecchia (Italie). 

      • En cause : l’annulation brutale et le blocage d’une traversée de la compagnie Grandi Navi Veloci (GNV) vers Tunis.
      •  Derrière ce calvaire logistique se cache un litige commercial et administratif sidérant : la mise en vente de billets pour une ligne maritime qui ne disposait pas encore de toutes les autorisations légales.

Le calvaire des TRE : La joie du retour brisée

Pour de nombreux TRE, l’arrivée au port de Civitavecchia devait être le dernier d’un long voyage vers la patrie.

      • Au lieu de cela, l’attente interminable sous la chaleur, le manque d’informations et l’angoisse ont remplacé l’excitation des vacances.
      • Des familles entières, avec enfants et personnes âgées, se sont retrouvées bloquées, otages d’une situation qui les dépasse.
      • Ce voyage à court terme, minutieusement planifié pour se ressourcer auprès des leurs, s’est transformé en un véritable cauchemar financier et psychologique.

Vente de billets « fantômes » : L’envers du décor du communiqué de GNV

Face au tollé général et à la détresse des passagers relayée par les médias, la compagnie italienne GNV a réagi par un communiqué de presse teinté de langue de bois corporative. Si la compagnie réaffirme son « engagement pour le développement de la liaison maritime », elle avoue à demi-mot une pratique commerciale hautement litigieuse.

En effet, GNV reconnaît mener des discussions depuis janvier pour cette nouvelle ligne Civitavecchia–Tunis et n’avoir obtenu qu’un simple « accord de principe »À ce jour, l’autorisation générale d’exploitation n’a toujours pas été finalisée.

La question qui fâche est donc posée : 

Comment une compagnie d’envergure TRE internationale a-t-elle pu commercialiser des billets et planifier des rotations régulières alors que les autorisations officielles restaient en suspens ? Anticiper les feux verts administratifs sur le dos et au détriment des passagers s’apparente ici à une politique du fait accompli flagrante.

Un déblocage au cas par cas qui ne règle rien

Certes, le communiqué de GNV tente de rassurer en annonçant que les autorités tunisiennes ont accordé une autorisation exceptionnelle pour la traversée d’aujourd’hui, permettant un enregistrement « normal ». Mais qu’en est-il des jours précédents ? Qu’en sera-t-il des prochaines liaisons ?

Ce traitement au cas par cas, suspendu au bon vouloir des négociations de dernière minute entre Rome et Tunis, maintient les voyageurs dans une précarité intolérable. Les TRE ne sont pas des variables d’ajustement économiques pour tester de nouvelles lignes commerciales.

Les transporteurs face à leurs responsabilités

Alors que la saison estivale bat son plein, ce cas litigieux met en lumière la nécessité d’un contrôle accru des pratiques des compagnies maritimes.

      • Le respect des droits des passagers, l’obligation d’information transparente et l’interdiction de vendre des liaisons non certifiées doivent être fermement exigés par les autorités régulatrices des deux rives de la Méditerranée.
      • Nos expatriés méritent de la considération, pas du mépris logistique.

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