Tunisie Tribune (Afghanistan)- Près d’un mois après la prise de pouvoir par les Talibans en Afghanistan, la communauté internationale doit rester unie et se concentrer sur la réponse à la crise humanitaire qui s’aggrave dans le pays, a déclaré jeudi la Représentante spéciale du Secrétaire général pour l’Afghanistan, Deborah Lyons, devant le Conseil de sécurité.
« La nouvelle réalité est que la vie de millions d’Afghans dépendra de la façon dont les Talibans choisiront de gouverner. Mais nous devons aussi nous demander : que pouvons-nous faire et que devons-nous faire ? Les réponses que j’ai pour vous ne sont pas confortables. Elles présentent de réels dilemmes et nécessiteront une direction unie de la part du Conseil de sécurité, des États membres qui composent le Conseil, des pays voisins et de la communauté internationale en général », a prévenu Mme Lyons dans son exposé devant les quinze membres du Conseil.
Il y a deux jours, un gouvernement de facto a été annoncé par les Talibans et « ceux qui espéraient et demandaient l’inclusivité seront déçus », a-t-elle noté. Il n’y a pas de femmes dans les noms indiqués. Il n’y a pas de membres non talibans, pas de personnalités du gouvernement précédent, ni de dirigeants de groupes minoritaires.
Au lieu de cela, il contient bon nombre des mêmes personnes qui faisaient partie de la direction des Talibans de 1996 à 2001, quand ceux-ci étaient à la tête de l’Afghanistan. Sur les 33 noms présentés, beaucoup figurent sur la liste des sanctions des Nations Unies, y compris le Premier ministre, les deux Vice-premiers ministres et le ministre des Affaires étrangères. « Vous devrez tous décider des mesures à prendre concernant la liste des sanctions et l’impact sur l’engagement futur », a souligné l’envoyée de l’ONU aux membres du Conseil.























































