Tunisie-Tribune (Syrie)- La Syrie avance sur une ligne de crête. Dans les villes encore marquées par les cicatrices de la guerre, entre bâtiments effondrés et institutions vacillantes, l’heure est aux promesses de transition. Plus de 14 ans après le début de la guerre civile, le pays tente de se réinventer sous l’œil inquiet de la communauté internationale.
On ne passe pas du jour au lendemain de plusieurs décennies de dictature à la démocratie. De l’avis de Geir O. Pedersen, l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie, les autorités intérimaires qui ont pris le pouvoir à Damas depuis la chute de la chute du régime de Bachar Al-Assad, en décembre dernier, sont confrontées à un lourd héritage. « Elles ont hérité non seulement des ruines des bâtiments détruits, mais aussi de l’effondrement du tissu social, de la déliquescence des institutions et d’une économie exsangue », a-t-il dit jeudi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans le pays.
Pour lui, la survie de la Syrie repose sur un double impératif : stabilité politique et soutien international. Ce dernier implique notamment un allègement des sanctions unilatérales contre le pays, qui est toujours considéré par Washington comme un État sponsor du terrorisme.
























































