BCE : « Sans la liberté de la femme et de la presse, on ne peut pas parler de démocratie »

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Tunisie-Tribune ( démocratie ) – En marge  de sa participation à la cérémonie de commémoration du Centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 marquant la fin de la Grande guerre tenue sous l’arc de Triomphe à Paris, le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi a dans une déclaration à France 24 présenté l’expérience démocratique tunisienne et sa singularité dans la région.

«La Tunisie est toujours présente là où il y a des  problèmes qui intéressent l’avenir. j’ai été invité et j’ai répondu à cette invitation. C’est important d’assister à ce forum de la Paix, parce qu’avant la paix, il y avait la guerre, et les Tunisiens ont participé à la guerre et surtout à la bataille de Verdun. 60 000 Tunisiens ont été enrôlés et 16 000 y ont perdu la vie. La paix c’est très important, non seulement pour la Tunisie mais pour tous les peuples du monde. Lors de notre réunion avec Reporters Sans Frontières qui ont pris une initiative pour la démocratie et l’information. J’ai bien affirmé que nous avons déjà initié un processus démocratique en Tunisie. Mais, il n’y a pas de démocratie sans information libre.

La démocratie et la liberté d’informer sont deux choses qui vont de pair. S’il y a du chômage partout, s’il y a la pauvreté partout, s’il y a une information biaisée parce qu’il y a des lobbyes qui interviennent dans cette affaire…à ce moment là, la paix sera menacée. Donc, nous devons être vigilants. Nous devons voir les choses en face. En Tunisie, fort heureusement, nous avons libéré la femme. En Afrique, sans la liberté de la femme, et sans l’instruction de nos jeunes, on ne peut pas parler de démocratie. Pendant soixante ans nous avons fait les deux. Maintenant, je pense que nous sommes mûrs pour la démocratie et pour la liberté de la presse. Je ne peux pas dire que nous avons réussi partout. Nous venons d’initier un processus. Nous sommes au début de ce processus, parce que la démocratie ne se décrète pas, ça se pratique et la pratique fait intervenir les citoyens. Fort heureusement, nous avons une Constitution qui est pour l’Etat civil et non pas pour un Etat à référence religieuse même si le peuple tunisien est dans sa majorité est un peuple musulman. Il n’y a pas d’incompatibilité entre l’Islam et la démocratie. C’est ce que nous sommes en train de prouver. J’espère que les Tunisiens seront toujours des leaders dans ce sens là », a-t-il exprimé.

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